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8/21/2017

Ain kermès : Les prix des fournitures scolaires s’envolent



Les prix des fournitures scolaires ont augmenté de manière significative dans certains magasins à Ain kermès , ces jours-ci, après qu’un grand nombre de citoyens ont procédé à leur acquisition depuis une quinzaine de jours avant la rentrée scolaire prévue le 6 Septembre. 

C’est ce qui a été constaté dans quelques boutiques du centre-ville Ain kermès , où le prix d’un tablier de fabrication locale se situe entre 800 à 1200 dinars, tandis que celui de l’importation est proposé autour de 2.000 dinars, a-t-on appris d’e sources concordantes. 

La même source ajoute, ce qui a vraiment surpris les citoyens, le prix élevé du cartable de haute qualité qui se situe entre 2200 et 4800 DA, et 1000 à 1800 Da pour le cartable régulier. 

Selon certains vendeurs, les prix pratiqués sur le marché par rapport à ceux de gros sont élevés, comparativement à l'année dernière, en imputant la responsabilité aux grossistes, comme ils ont également souligné que le manque des fournitures importées a eu un impact sur le marché de détail. 

Beaucoup de citoyens se sont plaints des prix élevés et bouleversés de la manière adoptée par les vendeurs chaque année au détriment du citoyen ordinaire qui souffre énormément pour  couvrir les dépenses de  ses enfants vu que cette année la rentrée scolaire coïncide avec l'Aïd al-Adha.         

La sardine grillée : La gastronomie bénisafienne



Plutôt que de se promener sur la rive et regarder le poisson d'un œil d'envie, mieux vaut rentrer chez soi et tisser un filet. 

On entend souvent dire que l'art de préparer un repas gastronomique est celui du cuisinier alors que l'art de celui qui le déguste est le gastronome. La gastronomie populaire bénisafienne est basée sur un ensemble de pratiques quotidiennes et de connaissances culinaires concernant l'alimentation du poisson de façon générale et de la sardine en particulier, la disponibilité et l'abondance de la sardine fait que le Bénisafien lambda n'est plus disponible d'avoir la fringale, et de là il devient particulièrement attentif au goût et à la saveur ce qui le pousse d'être créateur d'art ce sont les cuistanciers bénisafiens qui savent très bien cuisiner. 

Avec de la sardine benisafienne qui ne nécessite pas de règles spécifiques se rapportant à la gastronomie benisafienne, car la sardine n'est pas destinée à la haute classe sociale bien définie ; bien qu'elle soit spécifique à la région de Beni-Saf et fasse partie intégrante de tout le littoral de la Méditerranée et a par la force des choses su imposer un mode de consommation «poissonneuse» qui englobe tout un ensemble d'éléments se rapportant à la vie quotidienne du patelin et plus particulièrement le commun des Benisafiens pour ne pas dire le lambda. 

Il est vrai que les différences sociales sont liées aux différentes ressources alimentaires de la ville, les classes aisées ont par principe une culture de table plus variée se permettant le poisson de luxe mais ne dérobent pas du poisson du prolétaire qui est la fameuse «sardine» dont le goût est commun au riche comme au pauvre et fait que le principe socioculturel est important car la saveur de la sardine est solidement ancrée dans le quotidien du goût Benisafien. Ailleurs, la gastronomie requiert un savoir qui sert tant pour la préparation que pour la dégustation dans un climat de convivialité. 

La sardine benisafienne, quand elle est prête pour être dégustée, elle fait bon accueil pour ceux qui sont autour de la table, car la sardine ne peut faire qu'un très bon repas ceci est donc l'art qui consiste en fin de compte à recueillir, à inventer, à adapter, à sélectionner des recettes pour préparer des plats, des mets pour mieux les déguster dans un climat de convivialité qui permet de cimenter l'amitié, remonter la chaleur amicale, renforcer l'hospitalité, confirmer la sympathie et enfin encourager la tolérance. Et tout cela grâce à la sardine de Beni-Saf. 

Plusieurs recettes font animer tout ce qui a un rapport avec la nourriture du lambda benisafien, pour assouvir et apaiser sa faim et aller au-delà de la satisfaction afin de se bourrer et de se gaver de sardines succulentes. 

La sardine grillée est le met qui ne nécessite pas beaucoup d'ustensiles, ni de préparation, un petit feu de camp à même le parterre dans un coin amical de la rue, quand le barbecue n'est pas disponible, souvent une plaque métallique quand la grille n'est pas disponible et le tour est joué pour la grillade, accompagnée d'une baguette de pain et une limonade «gazouz» et c'est le délice de la dégustation qui fait naître un bonheur et un charme qui frôle la volupté avec en plus une petite salade comme garniture du plaisir. C'est au quartier de Boukourdan ou Sagla, le matin où l'on voit des faisceaux de fumée d'Indiens monter au ciel, la lecture de cette fumée est simple, c'est feu pour une grillade qui se prépare, embaumant manifestement tout un espace du quartier d'odeur de la sardine grillée, les voisins n'ont pas besoin d'une invitation quand la joie dépasse le goût de la saveur de la sardine benisafienne. 

Les barbecues remplis de braises ardentes devant les gargotiers dégageant l'odeur de la sardine grillée. Cette belle odeur magnétise fortement tout passant pour l'inciter à faire un petit arrêt dégustatif et devient un client potentiel. Ce fabuleux repas de prolétaire provoque bien des envies, engendre des discussions sur la sardine, facilite les contacts amicaux, les invités sont bien servis, c'est une animation gastronomique qui paremente les matinées benisafiennes. 




Depuis la sortie du port, «Badaye» est le plus ancien gargotier de la ville, la braise, l'odeur et la sardine font le lot de son quotidien, la clientèle est généralement étrangère de la ville de Beni-Saf, les tables de la terrasse sont toutes occupées, il faut attendre son tour pour avoir droit à une table ; la fumée qui se dégage du barbecue est parfumée de l'odeur de la sardine grillée, elle électrise et enflamme tout commun des mortels, même les chats occupent des espaces distraits pour déguster de la sardine, sur un coin de la rue, les chats préfèrent l'odeur qui les enivre pour mieux faire leur petit ronron. Le propriétaire de la gargote dite de «Badaye» n'arrête pas de faire griller de la sardine depuis la matinée jusqu'en fin de la moitie de l'après-midi, et ce sont des nuages de fumée qui s'évaporent dans un ciel d'azur. 

Il n'y a pas seulement que la grillade qui fait la chronique culinaire, la sardine renaît du fond de la cuisine benisafienne à travers plusieurs mets succulents. 

Le met ordinaire nommé «Dolma» c'est de la sardine hachée, trop bien épicée avec un peu de riz et du persil. Cette «Dolma» peut être mise en friture arrosée avec une sauce tomate ou bien préparée avec un ragoût de pomme de terre sinon avec du riz ; c'est vrai que c'est délicieux, les Benisafiens adorent ça! 

Ces différents mets ne sont jamais refusés par celui qui n'a plus faim. Ces menus font le décor du programme culinaire varié de la semaine à travers toutes les cuisines benisafiennes. Et après la dégustation, ça se discute avec grand plaisir sur les terrasses de café, au souk ou suite à une rencontre amicale qui se produit instantanément. 

La sardine dans un plateau garni de légumes au citron mis au four, quand le temps presse, sinon de la friture de sardine enrobée dans de la farine ou bien de la chapelure. La sardine ne quitte pas généralement la cuisine benisafienne. La sardine hante la cuisine benisafienne, elle lui est bien familière, tant les recettes qui existent et s'inventent donnent de l'envie et du plaisir. En effet il n'y a pas que la sardine qui se fait mijoter dans la cuisine benisafienne, la sardine étant bien sûr le plat populaire, il est celui du prolétaire ou lambda benisafien dit-on ! 

Le port regorge d'autres poissons qui ne sont peut-être pas à la portée de tout le monde mais une tradition se fait dans des mariages benisafiens. Les mariages consacrent toute une matinée cordiale spécialement pour partager entre copains, amis et cousins un repas spécialité poisson bien sûr c'est le «caldero» une autre spécialité plat préparé à base de riz avec différents poissons blancs comme le rascasse, la raie, le chat de mer, la vive, le mérou… Certaines rencontres amicales se font aussi en rase campagne autour d'un «caldero» et parfois même avec une «paella» étant les bienvenues. 

Le climat des rapports sociétaux benisafiens repose principalement sur du poisson quand il s'agit de rencontres amicales, d'affaires et d'échanges. Son but est de veiller à la bénévolence des hommes, au moyen de la meilleure nourriture possible. C'est cette gracieuseté qui fixa l'ordonnance des repas, entrée, plat principal, desserts, tel que nous le connaissons dans les mariages où il rétablit la tradition du banquet.




La rencontre de bon matin de deux communs Benisafiens ne peuvent que se dire après le petit bonjour matinal : 

-Est-ce que les chalutiers ont ramené du poisson ? 

- Le oui fait sourire et soulage l'être d'une assurance sans faim. 

-Le non c'est une journée qui s'annonce mal, car il faut penser à la substitution du poisson et cela nécessite plus de dépenses et d'ennuis. 

Par ailleurs, en l'absence du poisson quand le mauvais temps se prononce, les garrottes chôment et leurs barbecues ne fument plus, les restos ne font plus le plein car le poisson congelé ne fait pas l'affaire du goût et de la saveur, un ralentissement de l'activité se manifeste quand le poisson manque. 

Devant cet état de fait, il reste encore beaucoup à faire ; Benisaf est une ville balnéaire, touristique, portuaire ville de pêche, son activité globale devrait porter pour développer encore plus sa propre chaîne culinaire avec une spécialité gastronomique dépassant les frontières nationales, le tourisme est aussi un créneau trop délaissé par ceux qui ne savent pas que la richesse nécessite des idées actives, innovatrices et bienfaisantes. 

Une école gastronomique est bien ressentie dans les parages de la plage du Puits face au musée de la science de la pêche et l'aquarium. Il s'agit bien d'apprendre aux générations montantes les techniques culinaires en commençant par la cuisine ordinaire et ensuite exécutées à la sublimité de choix du produit, cuisson, température, assaisonnement… 

Un apprentissage est nécessaire. Il s'agit aussi de penser de prendre en considération la notion de dégustation qui varie avec le contexte (convivialité, réunion, rencontre congres…De façon courante, il s'agit d'apprécier et de pouvoir analyser les accords des saveurs, les nuances de préparation, les harmonies entre mets et boissons d'accompagnement, la présentation même des mets, la qualité du service. C'est peut-être ça l'école du gastronome que l'on souhaite et on espère avoir à Beni-Saf. 


par Benallal Mohamed

8/20/2017

Le foncier en algerie : Plaidoyer pour un renouveau de l’agriculture



«Les sols d’Algérie» est un thème qui demeure extrêmement lié au foncier. Dès lors, il est impératif d’établir des cartes pédologiques qui représentent différents types de sols d’une région donnée.

Plusieurs communications seront animées par des professeurs émerites lors du prochain forum Agrisime Sipsa-Sima qui se tiendra en octobre prochain à alger. Entre autres interventions, il y a lieu de noter la problématique du foncier en algérie qui renseigne si besoin est sur un état des lieux boiteux. pour la réussite d’une exploitation intelligente de nos terres, Des propositions sont faites dans tous les segments du secteur agricole. Focus.
Qu’en est-il en Algérie ? 
A ce jour, nous n’avons pas de carte pédologique et nous ne connaissons pas nos sols. Cela nous amène à poser, en toute sérénité, la question du foncier, et par conséquent de l’aménagement du territoire et bien sûr de l’agriculture, question qui sans conteste est la plus actuelle. 
En novembre 1971 fut promulgué les lois de «la Révolution Agraire», et s’en est suivi le déclin de l’exploitation agricole à telle enseigne que tout un chacun est conscient aujourd’hui de la nécessité du redressement de l’activité agricole. 
Ancestralement, les sols appartenaient en Algérie à quatre catégories juridiques à savoir : les terres ‘arch, melk, beylik, et habous. 
Depuis lors, règne une certaine confusion, et bien plus : certaines parcelles sont dans la déshérence totale. 
L’artificialisation des sols accapare, chaque année, des milliers d’hectares de la S.A.U. (Surface agricole utile). 
L’urbanisation fait que nous perdons nos sols et une masse considérable de terre végétale. 
En fait, l’Algérie, malgré sa grande superficie, est pauvre en sol. Vous connaissez tous l’exemple de la Mitidja (voir article de 1975 : Environmental Study in Algeria – Science or Fashion ?). 
Afin de juguler le phénomène, il s’agit, d’abord, d’établir des cartes pédologiques à grande échelle, tout au moins dans le Tell. Pour cela, il faut mobiliser les services du cadastre, des topographes, des ingénieurs agronomes…et les services de la D.S.A. (Direction des services agricoles). Et sur ces cartes, apposer différents fanions sur les parcelles pour marquer leur statut juridique. 
Ceci nous parait être le premier pas pour un véritable renouveau de l’agriculture, car il ne suffit pas d’ajouter un qualificatif à un substantif pour résoudre un problème. 
Cependant, même sans une carte pédologique établie scientifiquement, nous pouvons dresser à l’échelle de chaque région des cartes «pragmatiques» opérationnelles. Ce qui a été fait initialement aux Etats-Unis : une carte établie sur des bases pratiques de 08 catégories de sols qui permettent de distinguer selon le relief notamment la vocation de chaque sol. 
Un logiciel ne peut se substituer à une carte. 
Enfin, dès à présent nous recommandons : 
- La réhabilitation de tous les périmètres irrigués autrefois désignés par «commissariats», avec une gestion rigoureuse, et un bilan économique, chaque année, sans déperdition à droite et à gauche. 
- Les fermes pilotes, créées, il y a quelques années, et disparues depuis, doivent être en réalité des stations expérimentales avec une gestion dans les normes. 
- Enfin, nous devons à l’échelle de notre vaste territoire, établir une stratégie de gestion de l’eau et de notre agriculture. 
Pour une mise en place de projets fiables 
Dans le Tell : des bassins (en ciment, en géotextile, des entraves à l’évaporation), 10.000 à 20.000 pour toute l’étendue du Tell, des brise-vent, des bosquets, des pépinières (choisir un sol sablo-limoneux), des arboreta, des jardins botaniques. Elevage bovin (2 à 3 millions de vaches de race autochtone). 
Sur les Hauts-Plateaux : une couverture végétale (à 80%) durant au moins 08 mois de l’année est possible ; des points d’eau et un élevage ovin de 30 à 40 millions de têtes de moutons (Medicavo sativa). 
Sur le vaste Sahara : reconstitution des pâturages, et un élevage camelin (plus de 300.000). – végétation pionnière et par la suite reboisement et création d’oasis. 
Il y a lieu aussi de lancer un élevage équin conséquent, et surtout, une apiculture florissante. 
En guise de conclusion : il faut savoir que le sol est le support de la végétation, ancré par le système racinaire, le réservoir des substances nutritives afin d’assurer la production de la biomasse, et celui de l’eau pour la plante et la réalimentation des nappes phréatiques. 
Pour garantir sa souveraineté alimentaire, l’Algérie est capable de produire son blé, son orge, la pomme de terre, les cultures fourragères, afin de satisfaire ses besoins en lait, viande, et œufs, les légumineuses (légumes secs : petits pois, fèves, lentilles, haricots, et pois-chiches) dans les 03 années. 
Deux citations que je vous propose à la fin de mon exposé : 
Abraham Lincoln (1809-1865), dans sa déclaration au Congress en 1860 avait dit : «Vous ne pouvez aider les hommes continuellement, en faisant pour eux ce qu’ils pourraient faire eux-mêmes» et celle de Farid Eddin Al Attar Nichapuri (1142-1229) : «A quoi te serviraient mes paroles, si tu n’en ferais pas la pratique.» 
Pour une confrontation sereine, et une autocritique positive : «Agissons ensemble en symbiose et en synergie» pour la grandeur de notre agriculture.

El-Bayadh : Extension remarquable des cultures céréalières dans la wilaya


Les superficies agricoles réservées à la culture céréalière (blé et orge) dans la wilaya d'El-Bayadh ont connu, ces dernières années, une extension remarquable grâce aux avantages accordés aux agriculteurs et à l'utilisation des nouvelles techniques d'irrigation  agricole.
En dépit de la vocation pastorale de la région, l'étendue des cultures céréalières a atteint 3000 ha cette année contre 800 ha l'an dernier, indique la Direction des services agricoles.
La direction des services agricoles de la wilaya tend à accroitre les exploitations agricoles en développant notamment la filière des céréales et en offrant des avantages et des facilités aux investisseurs. Une importante superficie a été récemment mise en valeur au niveau de Brizina (plus de 1500 ha), dont une partie sera destinée à la culture céréalière dans le cadre d'un partenariat algero-américain.
La production durant cette saison agricole devrait s'accroitre pour atteindre 45.000 quintaux de ces récoltes contre 20.000 quintaux produites l'année dernière, a précisé le chargé de production à la direction des services agricoles de la wilaya, Mohamed Bilal. Plus de 33.000 quintaux ont été produits et moissonnés sur une superficie dépassant 2.000 ha, ajoute la même source.
UTILISATION DES TECHNIQUES MODERNES DANS L'IRRIGATION
La wilaya d'El Bayadh a connu, au cours des deux dernières années, un développement en matière d'exploitation des techniques modernes, d'autant plus que beaucoup d'agriculteurs et d'investisseurs ont recouru à l'exploitation des techniques modernes pour augmenter la production agricole à travers une exploitation optimale des eaux provenant des puits dont le nombre dépasse les 2 000.
Les agriculteurs ont recours également à l'irrigation par pivot à partir du barrage de Brezina pour contrer le problème de sécheresse qu'a connue la wilaya lors des dernières années et qui est considéré comme l'un des obstacles qui entravent le développement de l'agriculture dans cette même wilaya, a indiqué le directeur des services agricoles (DSA), Hamoudi Benramdane.
Parallèlement au développement de la production céréalière, le même responsable a annoncé la livraison, avant la fin de l'année en cours, du centre de collecte des céréales, le premier du genre dans la wilaya qui "  mettra un terme aux déplacements des agriculteurs dans les wilayas voisines  pour vendre leur récolte", a précisé M. Benramdane.
D'une capacité d'accueil de 100 000 quintaux de céréales, ce centre générera au profit des jeunes de la wilaya, 40 emplois directs et 50 emplois indirects.
Le développement que connaît la production des légumes secs s'est accompagné par la réalisation des unités de transformation de ces récoltes agricoles, où la wilaya s'est doté récemment de six (6) moulins pour la production de la farine et du son de blé.
Avec une production de 1273 tonnes de farine et de son de blé par jour, ces moulins permettront de créer environ 300 emplois en faveur des jeunes de la wilaya, a indiqué le directeur de l'industrie et des mines, Mostapha Khachiba, précisant que la réalisation de ces moulins a coûté 2 milliards de dinars.
La superficie des terres agricoles exploitées actuellement par la wilaya est de plus de 70.000 ha. Au moins 400 000 ha de terres sont destinés à l'investissement agricole sur une superficie globale de plus de sept millions d'hectares, dont cinq millions sont exploités pour l'activité pastorale, selon le directeur des services agricoles.

Protection civile de Tiaret : 15 ambulances médicalisées sont livrées au corps



Fabriquées par la Société algérienne de fabrication de véhicules Mercedes Benz (SAFAV-MB) de Aïn Bouchekif dans la wilaya de Tiaret qui relève du ministère de la Défense nationale, quinze ambulances médicalisées ont été livrées la semaine dernière à la direction de wilaya de la Protection civile, selon son chargé de communication, le lieutenant Boukhari Rabah. 

Les quinze ambulances de marque Mercedes Benz «Sprinter» sont appelées à renforcer les moyens d'intervention, de secours et de sauvetage de la Protection civile de la wilaya. 

Toujours selon le lieutenant Boukahri Rabah, des camions anti-incendie, fabriqués par la même société d'Aïn Bouchekif, seront bientôt livrés au corps de la Protection civile dans plusieurs wilayas du pays. 

Route Tiaret - Ain kermès : SOS svp des abribus par pitié !



Les automobilistes ont bien ri, en apercevant, le vendredi dernier, sur la route de Tiaret - Ain kermès , un homme, le parapluie déployé, attendant le bus. 
Un parapluie, par près de 40 °C a l’ombre, c’est plutôt insolite, mais quand on comprend que le parapluie, cet appareil formé d’une étoffe tendue pour se protéger de la pluie, peut aussi protéger du canicule soleil, on comprend la réaction de cet homme : tout ce qui importe pour lui, c’est se protéger des rayons impitoyables du soleil qui lui brûle la tête et le visage ! 
Le parapluie c’est mieux qu’un chapeau ou une casquette qui colle à la tête et fait suer... 
Mais ce brave homme n’aurait pas eu besoin de déployer son parapluie si, en cet endroit où passe le bus, il avait disposé d’un abribus : un abribus avec un toit, qui mette à l’abri du soleil et offre un siège pour attendre tranquillement le bus ! 


Mais ici, comme en beaucoup d’arrêts fixes, il n’y a pas d’abribus, souvent même, il n’y a pas de panneau pour indiquer qu’il s’agit d’un arrêt. 
Et si les gens connaissent ces points c’est surtout par habitude : un étranger qui voudrait prendre le bus, se perdrait certainement, sur ces routes de campagne ! 
La construction d’abribus ne doit pas être une charge insupportable pour les budgets des communes : quelques parpaings, quelques kilos de fer, quelques sacs de ciments et l’édifice est sur pied. 
C’est simple, peu onéreux et surtout très utile, non seulement l’été mais aussi l’hiver où il faut attendre le bus sous la pluie, le vent ou la neige. 
Alors, messieurs les élus, avant de songer aux grandes œuvres, pensez un peu à toutes ces personnes qui crèvent de chaleur ou de froid à attendre, dans vos communes, le bus ! 

8/19/2017

Tizi Ouzou : La 10ème édition de la fête du tapis traditionnel d’Ath Hichem sous le signe de la renaissance


La 10ème édition de la fête du tapis traditionnel d’Ath Hichem, dans la commune d’Aït Yahia, (daïra de Aïn El Hammam, dans la wilaya de Tizi Ouzou) s’est ouverte jeudi au niveau de l’école primaire du village sous le signe de la renaissance et de retour au bercail.Se réappropriant l’évènement après une absence de trois années consécutives, les tisseuses des Aït Hichem ont tout mis en place pour assurer la réussite de cette manifestation réservée exclusivement à l’artisanat traditionnel du tapis, qui survit malgré les contraintes et les aléas du temps. Dans une ambiance festive, marquée par une forte présence des visiteurs et des amateurs de ce métier ancestral que seul ce village à su sauvegarder contrairement à d’autres villages de Kabylie, qu’a été donné le coup d’envoi de cette 10ème édition. Un retour au bercail que les habitants d’Aït Hichem ont vécu en présence des autorités locales de la wilaya de Tizi Ouzou et du représentant du ministère du Tourisme et de l’Artisanat qui a rappelé, lors de la prise de parole, l’engagement de l’Etat à sauvegarder ce patrimoine matériel, témoin d’une civilisation lointaine et d’une richesse culturelle inestimable.
Le tapis d’Aït Hichem revêt une dimension nationale et internationale
L’année dernière il a été exposé au village mondial consacré à l’artisanat, à Dubaï. Le ministère du Tourisme et de l’Artisanat assurera son accompagnement aux tisseuses locales dans la préservation et la promotion de ce métier à travers la formation, la disponibilité de la matière première, en vue d’en faire un produit capable de conquérir d’autres marques sur le marché international. Le représentant du ministère a invité, par ailleurs, les tapissières d’Aït Hichem à innover et introduire des touches modernes sur le tapis, à l’image de l’introduction des couleurs en vue d’en faire un label mondialement connu qui contribuera à la préservation du patrimoine local mais au développement économique de la région.
Des problèmes qui freinent le développement du métier
La présidente de l’association des femmes tisseuses pour la sauvegarde et la promotion du tapis d’Aït Hichem Azetta qui organise la fête après trois années de délocalisation au niveau du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, a saisi l’opportunité de la présence des autorités pour soulever certaines doléances qui freinent le développement de la filière, à l’image la création d’un centre d’estampillage du tapis d’Aït Hichem qui permettra sa commercialisation sur le plan international. Taous Aït Ouazou a rappelé, dans ce sillage, que l’estampillage se fait actuellement au niveau de Tipasa au profit des tisseuses locales en l’absence d’une structure chargée de l’opération au niveau du village. Elle a également abordé les difficultés liées au manque de la matière première (la laine) que les tapissières et tapissiers sont contraints de commander à Ghardaïa ou Ouargla, ce qui retarde le bon déroulement de l’opération de tissage. 
Les tisseuses, appuyées par le comité de village d’Aït Hichem, ont demandé également la réouverture de l’école de tissage de la région, ouverte pour la première fois en 1892 pour fermer en 2008, pour absence de stagiaires, a-t-elle observé. 
La remise en service de l’établissement permettra, en effet, d’assurer la relève et de former les jeunes filles sur ce métier qui connaît un recul de nombre de femmes qui l’exercent depuis quelques années, a-t-elle souligné. L’aménagement d’un hall d’exposition permanent au niveau de cette même école, transformée en centre de formation professionnelle qui servira également d’espace de vente au profit de ces artisanes qui n’ont pas d’autres revenus, constituera un atout pour la promotion de l’activité du tissage, a-t-on fait savoir. 
La 10ème édition de la fête du tapis a vu, cette année, la pariticipation de 14 tisseuses d’Aït Hichem et une trentaine d’autres artisans de différents métiers issues de différentes localités et d’autres wilayas dupays tel que de Ghardaïa, Touggourt, Tipasa, Khenchela et Ouargla, a-t-on précisé. Outre les expositions-vente du tapis et d’autres produits de l’artisanat comme le bijou, les organisateurs ont inscrit au programme de la manifestation, qui se poursuivra jusqu’au 21 août prochain, des conférences sur l’artisanat traditionnel du tapis, l’estampillage et la sauvegarde du patrimoine, ainsi que de l’animation artistique et des représentations théâtrales.