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11/20/2017

La caravane de l’entrepreneuriat des jeunes depuis hier à Tiaret



A l’instar des autres wilayas, Tiaret est au rendez-vous depuis hier, dimanche, pour accueillir la caravane nationale de l’entrepreneuriat de jeunes. 
Une opération placée sous le haut patronage de son excellence, le président de la République et pilotée par le ministère de la Jeunesse et des sports en coordination avec ceux de l’Intérieur et des collectivités locales, du Travail et de la Formation professionnelle, ayant pour slogan «Défis». 
Cette caravane dont le coup d’envoi a été donné le 1e Novembre dernier à partir de Batna pour sillonner toutes les wilayas du pays, s’inscrit selon le directeur de la Jeunesse et des sports de Tiaret, Mourad Benameur, dans une optique d’encourager la frange juvénile à recourir au monde de l’entrepreneuriat, comme biais déterminant dans leur avenir. «Les jeunes sont porteurs d’idées mais aussi de projets, mais ils ont besoin d’être accompagnés et formés en la matière», devait ajouter le DJS de Tiaret, précisant en ce sens que Tiaret compte une expérience assez riche du fait de la série de cycles de formation initiée au profit des jeunes depuis bien des années. 
Mieux encore, il y a presque trois années, le secteur de la jeunesse et des sports à Tiaret a eu l’honneur d’organiser deux séminaires nationaux, l’un sur l’entrepreneuriat et l’autre sur les jeunes et le développement local avec une participation forte de quelque 30 wilayas. 
Aussi, pour mieux préparer la caravane 2017, plusieurs rencontres ont eu lieu au niveau d’Alger, en présence de l’ensemble des DJS dont la dernière a été présidée par El Hadi Ould-Ali lequel avait mis en exergue l’importance de cette initiative en termes d’impact sur la prise en charge de la jeunesse. Mme Samia Benmaghssoula, directrice générale de la jeunesse, devait quant à elle insister sur l’intérêt qu’acquiert cette manifestation qu’elle qualifie telle une action de grande envergure non sans focaliser ses orientations sur le mode opératoire et l’aspect organisationnel jugés décisifs dans la réussite de l’opération. 
Au niveau local, plusieurs séances de travail se sont tenues sous la présidence du DJS en présence de l’ensemble des secteurs concernés: Emploi, formation professionnelle, Anem, Ansej, Cnac, Angem, Cnas, Casnos, Banques, Pme-Pmi…, pour justement mettre au point un programme avec une exposition dédiée aux jeunes opérateurs ayant réussi de créer leurs propres entreprises. Ainsi, ce dimanche 19 novembre, le public est cordialement invité au niveau de la salle des sports «Ziat Ahcen» près de la maison de la culture pour visiter les stands érigés pour la circonstance. La manifestation sera officiellement ouverte par le wali de la wilaya. 
Les jeunes, quant à eux, qu’ils soient étudiants, stagiaires, demandeurs d’emploi ou autres catégories, devraient venir nombreux découvrir, s’inspirer et s’imprégner de la réussite des autres d’autant que tous les organismes concernés y seront présents.

11/19/2017

Journée de l’amazighité au Sila, Il y a urgence à préserver la langue amazighe


Initiée par le Haut commissariat à l’amazighité (HCA), la Journée de l’amazighité s’est déroulée jeudi dernier au 21e Salon International  du Livre d’Alger, à la salle Ali-Maachi, en présence de plusieurs experts, linguistes et auteurs en langue amazighe. 
Les intervenants, comme Djoher Amhis-Ouksel, Nora At Brahim ou encore Mhammed Djelaoui ont présenté, tout au long de cette journée dédiée à la langue et l’identité amazighe, leur nombreux travaux qui visent à préserver et unir, sur le long terme, les différentes composantes de cette langue millénaire, comme taqbaylit, tachelhit ou encore taznatit. Si El-Hachemi Assad, secrétaire général du HCA, est revenu, lors du coup d’envoi de cette journée, sur le programme éditorial du Haut commissariat, qui a vu plus d’une trentaine de titres et dix lexiques être co-édités cette année, en collaboration avec l’OPU et la maison d’édition Voir par le Savoir. 
Ces partenariats visent, selon le secrétaire général, à donner plus de visibilité au livre en tamazight. Aussi selon le responsable, le HCA envisage, en collaboration avec l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins (Onda), la réglementation du programme éditorial de l’institution afin de protéger l’œuvre intellectuelle. Par ailleurs, les lexiques des universitaires Mohamed Salem Benzaïd et Samir El-Arifi, respectivement Amawal n’tamazigh-taznatit et Tamazight de l’Atlas blidéen, on été présentés par leurs auteurs, qui ont insisté sur l’extrême urgence de préserver le tamazight. “Notre parlé est en danger”, a proclamé M. El-Arifi. Et d’ajouter : “On doit dépasser les querelles sur les dénominations, et travailler sur notre langue qui est mourante.” S’agissant du parlé de l’Atlas blidéen, le lexicologue a précisé que ce dernier est riche, car constitué des parlers des nombreuses régions environnantes. Avec une amertume palpable, l’auteur a déclaré qu’il ne restait désormais plus qu’une dizaine de locuteurs en tamazight dans toute la région, et qu’il craignait sa disparition imminente si rien n’est fait pour la préserver. 
De son côté, le fils de Timimoun, Mohamed Salem Benzaïd, qui présentait Amawal n’tamazigh-taznatit, est revenu sur la langue utilisée dans la région de Tigourarine, le taznatit, en faisant le même constat que son prédécesseur : l’urgence de réserver cette langue qui commence à disparaître. 
Aussi, pour M. Benzaïd, la perte du taznatit signifierait “la perte de tout le patrimoine de la région.” L’universitaire a révélé, en outre, que l’élaboration de son lexique est née après une discussion avec des gens de la Kabylie qui ne comprenaient pas le taznatit, c’est alors qu’il a eu l’idée de consacrer son ouvrage à sa langue maternelle, en insistant sur l’obligation de réunir les différents parlers berbères..

Liberte; le Samedi 5 Novembre 2016

Un nouveau livre «les chemins de la mémoire- 1833-1962» qui met sous les feux du projecteur la barbarie coloniale française en Algérie par l’image, vient d’enrichir la bibliothèque algérienne. 
Cette œuvre relatant par plus de cent quatre vingt photographies la page la plus sombre de l’histoire de France, est le fruit de douze années d’efforts, caractérisés par des recherches, des contacts, des discussions et des prises de vues de lieux sinistres et lugubres de torture, camps de concentration et prisons, éparpillés à travers l’Algérie, de l’est à l’ouest et du nord au sud, où des hommes, des femmes et des enfants ont été suppliciés. On trouvera dans ce livre de Mostefa Abderrahmane, photographe et réalisateur documentariste, né en 1947 à Mostaganem, prix UNESCO de la photographie 1993, des photos de rescapés, hommes et femmes desdits lieux de la mort, avec leurs témoignages.
La préface, introduction et légendes sont Amar Belkhodja, journaliste et historien. Les textes sont de Abderazak Hellal, cinéaste et écrivain et de Djelfaoui, auteur. En ce qui concerne la wilaya de Mostaganem,  Mostefa Abderrahmane cite le mausolée de Sidi Lakhal, situé à quelques kilomètres de Sidi Lakhdar où le capitaine Hardoin et ses soldats français, tuèrent de nombreux Algériens de la tribu des Beni-Zeroual et furent plus de sept cents prisonniers le 19 mars 1843 des femmes et des enfants sont jetés dans la citadelle des cigognes , un ancien palais datant du quinzième siècle, actuellement centre de rééducation. Ils vivaient dans des conditions insalubres et leurs enfants étaient baptisés par un curé. De nombreux enfants et de femmes sont morts à la suite de maladies. La grande grotte de Nekmaria où le 19 juin 1845, le colonel Pélissier et sa soldatesque tuèrent par enfumades plus de mille deux cents personnes, hommes, femmes et enfants, de la tribu de Ouled R’Hiah .
Le camp de concentration de Sidi Ali où plusieurs milliers de patriotes furent tués. La ferme Jeanson, où des patriotes furent jetés dans des cuves à vin certains sont morts par diverses asphyxies. Le camp de concentration de point zéro prés de Oued El Kheir, où plus de sept cents patriotes morts sous la torture ou agonisant, ont été jetés dans deux puits. Des rescapés de ces lieux livrent leurs témoignages. A Laghouat Mostefa Abderrahmane montre une tombe collective où des restes de plus de trois cents résistants algériens brûlés vifs.
Le deux décembre 1852, le général Pélissier et ses soldats font pour la première fois l’expérience de la bombe à base de chloroforme, tuant deux milles huit cents habitants de Laghouat. A in Ekker dans le Hoggar, où du 7 novembre 1961 au 16 février 1966, treize explosions nucléaires souterraines françaises ont eu lieu, des vestiges sont montrés dans ledit livre. Le four à chaux, situé à trois kilomètres de Guelma sur les terres ayant appartenu au colon Marcel Laker, où les pieds noirs jetaient en mai 1945 des Algériens comme dans un four crématoire est montré dans le livre «les chemins de la mémoire», de même que d’autres sinistres dans d’autres coins du pays. Il convient de rappeler, qu’inlassablement caractérisés par une dépravation morale et intellectuelle, les soldats, politiciens et civils français en Algérie durant la période coloniale, ont inscrit les plus sanglantes pages de l’histoire du vingtième siècle. En effet, l’attitude des colonialistes se situait dans une structure de domination policière, de racisme systématique et de déshumanisation, poursuivie de façon rationnelle. La torture, inhérente à l’ensemble colonialiste, sera érigée en système de combat avec ses théoriciens, ses spécialistes policiers et amateurs, aussi même des déséquilibrés y avaient recours pour y prendre plaisir.
De nos jours, des milliers d’Algériens souffrent encore des séquelles de la torture dont ils furent l’objet de la part des colonialistes français. «La réalisation de ce livre et sa publication n’auraient pas été possibles sans le concours du ministre de la Culture. J’exprime ma profonde gratitude à Madame Hayet Maméri, directrice de la bibliothèque principale de lecture publique «Docteur Moulay Belhamissi» de Mostaganem, qui a accepté de lire le manuscrit et d’y apporter les conseils nécessaires pour faire aboutir ce projet en consacrant tant d’efforts et de talent. Je présente mes sincères remerciements au ministère de la Défense nationale et au ministère de la justice pour les encouragements et l’aide qu’ils m’ont apportés. Je remercie vivement MM : Amar Blekhodja, Djelfaoui Abderrahmane, Abderrazak Hellal, Mostefa Bentami pour leur contribution et leurs encouragements qui m’ont réchauffé le cœur de même qu’à Mohamed Ouled Maâmar pour sa collaboration. Une pensée toute particulière à tous ceux qui ont bien voulu m’aider dans mes recherches: Djamal Mégharia, Omar Fellah, Madani Labter, Karsi Abdelkader, Hachemi Ameur, Ahmed Aïci, Lali Bélaïdouni, Abderrahim Legat, Miloud Badredine, Mohamed Hedaïli, Belkacem Meftah, Ziani Ameur, Djilali Bélaïdouni, Lazhari Labter, Ammar Mokrani, Mohamed Habib Chami, Brahim Henine, Jilani Kadiri, Saïd Berrached (note de l’auteur)». Ceci, pour dire l’immense importance que revêt le livre «Les chemins de la mémoire» de Mostefa Abderrahmane en matière de conscience populaire pour mieux éclairer le chemin balisé par la grande révolution armée du premier Novembre 1954 qui a fait l’admiration du monde entier, aux générations qui viendront l’une après l’autre. C’est cultiver la mémoire pour prémunir les effets néfastes de l’oubli afin de préserver la personnalité et l’identité du peuple algérien. D’ailleurs, c’est dans cet ordre d’idées que Mostafa Abderrahmane œuvre. Il a déjà réalisé des documentaires sur la période coloniale, notamment les massacres d’Algériens «les enfumades du Dahra, le barrage de Beni Bahdel entre autres» et a exposé ses photographies en Algérie et à l’étranger. (Festival transphotographique de Lille 2003. (Retour aux sources Evian 2005). (Maxilli sur Leman 2005). A la roche sur Foran 2005. Regard croisé en Haute Savoie «femmes algériennes- Traditions- Mausolées d’Awlias Allah Salihine- Fêtes Pragmatiques. Mostefa Abderrahmane, septuagénaire, armé d’une caméra et d’un appareil photos, continue de faire des recherches pour réaliser des films documentaires. Mostéfa mérite tous les encouragements.
Charef.N

11/18/2017

CADRE DE VIE PRÉCAIRE À TIARET : Les citoyens dans la tourmente

Les résidents des cités des 136 et 205-Logements, dans les profondeurs de la ville de Tiaret, endurent une précarité singulière devant un cadre de vie environnemental lamentable. 
Une situation qui se répercute d’une manière on ne peut plus funeste sur le moral et la santé des habitants qui ne savent plus à quel saint se vouer. 
Dans ce sillage, le comité de quartier de la cité des 205-Logements (Aïn Meziane), a relaté la situation plus dramatique que patibulaire qui s’offre à eux et leurs progénitures depuis bien des années. 
Ces derniers mettent en relief la dégradation avancée (ou l’inexistence en certains endroits) du réseau d’assainissement, ce qui rend perpétuellement forte leur angoisse quotidienne. “Nous vivons un tel calvaire depuis l’année 1995 quand nous avions bénéficié, dans le cadre social, de lots à bâtir non viabilisés et, hormis les nombreuses promesses jamais entérinées, aucune autorité ne s’est jamais inquiétée du martyre dont nous souffrons”, a affirmé un riverain.
Dans la foulée, ces locataires considèrent à juste titre que l’environnement qui les entoure est loin de refléter les moments modernes que d’autres concitoyens mènent en ce début du troisième millénaire. “Nous faisons toujours recours aux fosses septiques alors que nous sommes à l’orée de l’année 2018, ce qui dépasse l’insensé”, nous dira un autre. 
Sur un autre volet, ils n’ont pas omis de mettre l’accent sur les difficultés que trouvent leurs enfants qui ont tout le mal du monde à rejoindre les écoles tant le risque est toujours imminent. 
Ce qui est vrai quand on sait que la route qui longe le quartier, au trafic pourtant important, se métamorphose en un point noir puisque, en l’absence de ralentisseurs, l’excès de vitesse fait toujours des siennes. 
Cependant, un tel désordre est, l’on ne peut, la réflexion pure et simple des contradictions impitoyables de nos jours tant le supplice de ces citoyens est discerné telle un agiotage de la peine de notre société qui mérite pourtant beaucoup mieux. 
Nonobstant les truchements sociaux qui sont appelés à conforter l’attention pour mieux enrégimenter le cadre de vie, voire la prise en charge de la population doivent tourner le dos à l’insouciance en faisant montre d’une réelle prise de conscience pour rétablir cette cité, où l’agression morale devient monnaie courante. 
Au niveau de la cité des 136-Logements, on relève une grossière cocasserie relative aux travaux de branchement de l’eau potable que la partie réalisatrice n’a pas jugé utile de mener à terme la réparation d’une fuite qui coule à ciel ouvert depuis des lustres. 
À cela vient s’ajouter le manque d’entretien des voies de canalisation et l’éclairage public qui se veut défectueux à plus d’un titre. 
Par ailleurs, les habitants de ces cités, comme bien d’autres d’ailleurs, appréhendent l’arrivée de la saison hivernale et les prochaines chutes de pluies qui risque d’accentuer la déchéance tant les travaux non achevés généreront des flaques d’eau infranchissables.
R. SALEM

TIARET : Des commerces sans prévention ni sécurité

Si, à Tiaret, la traque du commerce informel de fruits et légumes ne cesse de se perpétuer quotidiennement, ce n’est pas le cas de ces magasins et grandes surfaces (vêtements, alimentation générale, détergents, ustensiles de cuisine, électroménager…) qui deviennent une vraie gangrène qui s’est installée sournoisement à travers tous les quartiers de la ville.
Sans aucune mesure de prévention, voire de sécurité, ni de couverture sociale sachant qu’ils sont, pour la plupart, gérés par des travailleurs recrutés dans un cadre ambigu et exclus de cet avantage tout en privant les collectivités des retombées fiscales de l’activité. 
Loin de la formaliser, cette activité continue à tromper son monde, à savoir ceux qui la côtoient, nombreux parmi ceux qui la pratiquent et la ville qui la subit.
À titre édifiant, nous citons ces “supermarchés” anarchiques appelés communément “foire ou maâredh en jargon local” où l’activité commerciale est parfois piétinée par des situations malsaines, voire des arrière-boutiques converties en des lieux de rendez-vous abjects.
S’appuyant sur des scènes déjà vécues, certains observateurs s’interrogent sur les dessous de ce mutisme observé par ceux qui sont censés contrôler ces endroits. 
Contrairement à certaines autres régions, voire des wilayas émergentes, qui ont accéléré depuis des années l’intégration de ladite activité, avec une incorporation fiscale, déclaration des employés et respect des normes de prévention, à Tiaret on maintient toujours cette cadence caduque bien qu’on soit tenu de s’engager dans la même voie. 
Actuellement, la plupart de ces établissements ne sont dotés d’aucune issue de secours qui puisse permettre d’évacuer rapidement les lieux en cas de drame (incendie, fuite de gaz...).
Le pire est que ces derniers ne disposent même pas d’un extincteur, un support qui doit être obligatoire pour tout établissement ouvert au public. 
En matière d'incendie, on ne doit pas ignorer que la réglementation vise essentiellement à assurer la protection des personnes, tout comme les assureurs (quand il y a assurance) qui préconisent des mesures propres à protéger les biens. 
Néanmoins, il y a lieu de souligner que ces carences en matière de prévention ne concernent pas uniquement les magasins et grandes surfaces, mais aussi certains autres édifices à grande affluence. 
Par ailleurs, les pouvoirs publics et les autorités compétentes, telles que la Protection civile, la direction du commerce, l’inspection de travail…, sont interpellés à agir chacun en ce qui le concerne afin d’encadrer l’activité commerciale.

R. SALEM

TIARET : Journée de formation pour les muezzins



En application des dernières instructions ministérielles, la direction des affaires religieuses de la wilaya de Tiaret a organisé ce jeudi 16 novembre 2017, une journée de formation pour les muezzins de la Daïra de Tiaret apprend-on auprès d’une source responsable qui ajoute que le nombre de muezzins concernés est de 22 répartis sur 52 mosquées que recense la daïra de Tiaret .
Cette journée est animée par un inspecteur relevant de la direction des affaires religieuses et des wakfs, lesquels auront à vérifier l’application correcte des règles de diffusion de l’Adhan"(appel à la prière), le degré de performance et aussi la bonne utilisation du matériel de sonorisation et selon la même source, cette journée de formation touchera dans les prochaines semaines toutes les mosquées de la wilaya de Tiaret qui a connu ces dernières années beaucoup de constructions de mosquées. 
Pour rappel, plusieurs mosquées sont toujours sans muezzins et on fait recours à des bénévoles.                            

Benrebiha Abdelkader

11/17/2017

Société amazighe : L’absence d’écriture est un préjugé colonial


Dire que la société amazighe avait une tradition strictement orale et ne disposait pas d’écriture est «un préjugé véhiculé par le colonialisme français», a souligné, à Tizi-Ouzou, l’universitaire Mohand Akli Hadibi.
Ce sociologue et maître de conférences à l’université Mouloud Mammeri, qui participait à un colloque international sur «les savoirs et renouvellement des connaissances socio-anthropologiques et historiques sur le Maghreb», organisé par cette même université, a estimé qu’il y a lieu de «reconsidérer cette idée reçue quant à l’inexistence de l’écriture dans la société amazighe». Dans sa communication intitulée «les implications épistémologiques de la présence/absence du fait de l’écriture dans l’anthropologie des sociétés amazighes», M. Hadibi a souligné qu’il y avait un savoir écrit transmis par des institutions locales que le colonialisme français, et avant eux les colonisateurs qui se sont succédés en Afrique du nord, se sont appliqués à effacer. Citant entre autres régions d’Algérie ayant été victimes de cette destruction du savoir écrit local, le cas de la Kabylie, le conférencier a observé que cette dernière qui disposait «d’une assise de savoir traditionnel, a subi une violence physique qui s’est traduite par la destruction des bibliothèques qui y existaient ce qui a entrainé l’abolition de l’arsenal qui permettait de produire, de reproduire, de transmettre et de préserver les savoirs écrits». Les zaouïas qui étaient parmi les institutions détentrices de ce savoir écrit et qui étaient à la tête de plusieurs mouvements d’insurrection contre le colonialisme français étaient la cible de ce dernier qui les a détruites, a rappelé M. Hadibi tout en observant que la déstructuration des Habous qui permettait la préservation et le maintien dans le temps de tout ce savoir écrit, répondait à cette visée coloniale.
«Cette destruction a été accentuée par un travail de dévalorisation des productions manuscrites qui existaient en les plaçant notamment dans le strict champs religieux, évitant de parler des autres disciplines y compris scientifiques (mathématiques, médecine, juridiques) qui étaient enseignées par le système local», a-t-il relevé. Le but étant d’effacer toute trace de civilisation et du système local de transmission de savoir par le démantèlement des supports qui permettait une assise de l’élite locale pour lui substituer son propre système d’enseignement, a-t-il indiqué. «Si l’idée de l’oralité a fini par s’imposer comme évidence dans le champ des études amazighes, quelques exemples font toutefois apparaître la présence importante de pratiques scripturaires», a relevé ce sociologue qui a choisi de citer un seul cas parmi tant d’autres, la Bibliothèque du cheikh El Mouhoub Oulahbib. La bibliothèque de cet éminent savant du XIXe siècle, né en 1822 à Beni Ouartilane et grand collectionneur d’ouvrages, était riche de plus de 1.000 manuscrits qui ont failli disparaître durant la période coloniale lorsque l’armée française l’a incendiée en 1957. «Des manuscrits ont pu être sauvés grâce à une femme, Zhira, la bru du cheikh, qui a transporté sur son dos tout ce qu’elle a pu arracher aux flammes». Un total de 642 ouvrages traitant de l’astronomie, de la logique, de la littérature et de la poésie, des mathématiques, de l’agriculture, de la linguistique, mais aussi des actes notariés, des documents imprimés dont des bulletins de vote de l’époque, et des manuscrits écrits en tamazight, et dont certains remontent au 16ème siècle ont pu ainsi être sauvés pout témoigner aujourd’hui de l’existence d’un savoir écrit, a observé M. Hadibi.