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1/22/2018

Ain kermès # Tiaret # Les Pyramides de L'antique civilisation berbères




Ces pyramides ont servi de tombeaux et de mausolées pour les rois berbères.Le mausolée royal de Maurétanie, à Sidi Rached, près de Tipasa, construit en 950 avant J-C, celui de Medghassen à Batna, bâti trois siècles avant J-C, celui du roi berbère Syphax, à Sig, dans l’Ouest algérien, et celui de la reine berbère Tin Hinan, à Tamanrasset et de Massinissa à Constantine.

Pour le conférencier, outre l’aspect spirituel qui caractérise ces lieux de cénotaphe, à savoir la sépulture, la construction de ces pyramides en forme de dôme traduit une architecture bien propre à la culture berbère et met en évidence tout le savoir-faire et le génie de ses concepteurs.
Preuve que les Berbères possédaient déjà à cette époque une grande maîtrise de la géométrie et des calculs.
Évoquant les fouilles archéologiques qui ont été menées sur les différents sites de la wilaya de Tiaret, M. Sahraoui a indiqué que la première archéologue de l’Algérie indépendante à avoir mené des recherches sur ces sites était Mme Khadra Kadri.
L’universitaire a rappelé enfin que tous ces monuments sont malheureusement aujourd’hui dans un état désolant, en constante dégradation, et qu’il est temps de protéger ces joyaux de l’architecture berbère antique, qui témoignent du passé prestigieux de nos ancêtres et de la grandeur de notre civilisation plusieurs fois millénaire.Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a annoncé jeudi à Tiaret que son département comptait constituer un dossier et le soumettre à l’Unesco pour le classement du site funéraire des Djeddars (Sud de Tiaret) au patrimoine humanitaire mondial.

Ce site archéologique, implanté dans la commune de Medghoussa, comprend des sépultures nécrologiques des rois berbères aux formes pyramidales remontant au 5ème siècle de notre ère . Les djeddars, situés à trente kilomètres au sud-ouest de Tiaret, forment deux groupes séparés de six kilomètres.
Trois djeddars (classés A,B,C) se trouvent sur le djebel Lakhdar, et les dix autres (D à M) sur le djebel Araoui. 
Les dimensions de leur base carrée varient de 11,50 mètres de largeur pour le djeddar B à 46 mètres pour le djeddar F, dont la hauteur pouvait atteindre 18 mètres à l’origine. Plusieurs d’entre eux sont dans un état de détérioration très avancé.
Des sculptures en relief, comme la croix pattée figurant dans un cercle ou encore la colombe, nous font penser que, comme les autres princes maures contemporains, les occupants de ces monuments étaient de religion chrétienne .
Mais on ignore tout de cette dynastie berbère et du rôle qu’elle a pu jouer. 
Les monuments ont été fouillés dans les années 1970 par l’archéologue Fatima Kadra qui les a mieux fait connaître.

1/21/2018

Ain kermès # nouvelle plateforme monétique de payement électronique d’Algérie Poste.



Le paiement en ligne de factures et la recharge de l'ADSL (Internet haut débit fixe) et de l'internet mobile à travers la carte électronique « Edahabia » sera désormais possible grâce au lancement d’une nouvelle plateforme monétique d’Algérie Poste.
Le directeur général d'AP, Abdelkrim Dahmani, a indiqué à la presse avoir conclu
Des contrats avec les opérateurs publics Algérie Télécom et Mobilis pour la généralisation du paiement en ligne des factures, des recharges téléphoniques et de l'internet (ADSL et mobile) ont été conclus, a précisé, ce samedi, Abdelkrim Dahmani, DG d’AP, lors de la cérémonie de lancement de cette plateforme en présence de la ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, Imane Houda Faraoun.
Selon lui, plus de 3 millions de clients d'Algérie Poste ont reçu leur carte Edahabia et que 4 millions de ces cartes monétiques ont été déjà  fabriqués et se trouvent actuellement au niveau du réseau postal pour être délivrées, ajoutant que cette opération s'inscrit dans le cadre de la  modernisation des moyens de paiement et pour stimuler l'usage de la carte  monétique d'Algérie Poste.
La nouvelle plateforme monétique d'AP permet le traitement sécurisé des transactions de paiement électroniques des services via la carte Edahabia en garantissant "la confidentialité et la sécurité des échanges des  données", a-t-il affirmé. Le DG d'AP a annoncé également avoir initié, en concertation avec la wilaya d'Alger, un programme de densification postale spéciale de la capitale pour fournir "un service public postal de qualité". Ce programme sera réalisé en concertation avec l'Agence foncière de la wilaya d'Alger avec laquelle AP a signé une convention dans ce sens, a-t-il ajouté.
Cet accord prévoit la mise en place de 19 établissements postaux à travers la wilaya d'Alger au titre du nouveau plan d'aménagement 2030. 

Ain kermès : l'agriculture familiale d'autoconsommation à Merzoudane



Apprends à n'avoir besoin de personne, on n'est jamais mieux servi que par soi-même », dit un célèbre adage, comme pour rappeler que la nécessité rend industrieux. 

En effet, de nombreuses familles dans le périmètre suburbain et les zones rurales autour de la ville de Ain kermès Wilaya de Tiaret reviennent au travail de la terre pour assurer leurs propres besoins en fruits et légumes. 
Dans la région de Merzoudane, à la sortie nord de la ville d'Ain kermès, de nombreux chefs de famille ont travaillé leurs terres pour en faire de véritables potagers. « Depuis l'année dernière, j'assure l'autosuffisance de ma famille en fruits et légumes », nous confie non sans fierté Bel-Moukhtar, qui compte se lancer prochainement dans la culture de l'orge. 
D'autres familles, habitant les zones suburbaines comme Touilet tout autour de Ain kermès, se sont mises, elles aussi, à la culture vivrière d'autoconsommation en exploitant de petits lopins de terre pour en faire des potagers, destinés à assurer une autosuffisance à leurs familles. 

D'autres arrivent même à vendre leurs surplus de production de légumes comme la pomme de terre, l'oignon ou encore la salade sur les marchés locaux. «Même dans certains quartiers de la ville de Ain kermès, nombreux sont qui se sont mis à cultiver des potagers sur leurs terrasses ou balcons, et arrivent à obtenir des résultats encourageants», se réjouit un vendeur de grains de fruits et légumes à semer, fort connu sur la place du marché de Ain kermès . 
Pour peu que l'eau, une ressource indispensable pour le travail de la terre, et l'électrification rurale soient disponibles, cette agriculture vivrière, perçue comme une économie de subsistance dans ces régions agro-pastorales, est promise à un bel avenir, surtout avec le coup de massue porté au pouvoir d'achat des citoyens et la flambée des prix des fruits et légumes sur les étalages des marchés », estime un responsable à la Chambre de l'agriculture. 

1/20/2018

Ain kermès # SUPERCOUPE D’AFRIQUE : ES SÉTIF L’A FAIT !@ Legraa Mohamed,

21FÉVRIER2015•  ILYA3ANNÉES  •  FOCUS •  ACTUALITÉS •  ALGÉRIE • AFRIQUE •  COUPE DE LA CONFÉDÉRATION D'AFRIQUE •  LIGUE DES CHAMPIONS D'AFRIQUE •  EGYPTE •  ES SÉTIF •  AHLY DU CAIRE •  2015 •  ENTENTE SÉTIF

Vainqueur aux tirs aux but (6 à 5) après avoir été tenu en échec par le Ahly (1-1) pendant la rencontre, l’Aigle Noir devient le premier club algérien à décrocher la Super-coupe d’Afrique.


Quand le vétéran Abdelmalek Ziaya a ouvert la marque pour Sétif à la 70e, à la réception d’un centre de Benyettou venu de la gauche sur le terrain détrempé de Blida, le public du stade Mustapha-Tchaker a basculé dans le bonheur. Il restait alors vingt minutes mais le club algérien semblait avoir définitivement éteint les velléités cairotes.
En première période, Belameiri, après la demi-heure de jeu, avait déjà été tout proche d’ouvrir le score. Mais le Ahly, graduellement, était revenu dans le match et avait failli à son tour marquer par son milieu de terrain Walid Soliman, au retour des vestiaires après la pause (53e).
Plus déterminé, Sétif ouvrait finalement le score sur une frappe à bout portant de son attaquant et vétéran Ziaya (70e). Mais c’était sans compter sur la combativité des Ahlaoui (61% de possession du ballon dans la rencontre) qui poussaient jusque dans le temps additionnel afin d’obtenir le but égalisateur, synonyme de séance de tirs au but puisqu’il n’y a pas de prolongation en Supercoupe d’Afrique.
A force d’opiniâtreté, le Ahly finissait par égaliser à la 90e +5, sur une terrible erreur défensive des Sétifiens. C’est l’autre buteur vétéran, Emad Meteab, entré à la 75e et auquel on venait de confier le brassard de capitaine, après la sortie de Hossam Ghaly, qui marquait à bout portant lui aussi. Un but qui rappelait celui inscrit dans le temps additionnel en finale retour de la Coupe de la Confédération par ce même Meteab, face au Séwé San Pedro. L’arbitre ivoirien Noumandiez Doué sifflait la fin de la rencontre dans les secondes qui suivaient.
Commençait alors une éprouvante séance de tirs au but qui renvoyait à la dernière finale de la CAN : Delhoum marquait pour Sétif, auquel répliquait Zakareya pour le Ahly. Mellouli, Benyettou, Dagoulou, Lamri et Belameiri faisaient de même pour l’Aigle Noir. Abdallah El-Saied, Meteb et Saad Samir et Trezeguet ne tremblaient pas non plus. C’est finalement Bassem Ali qui butait sur Khedaïria, dont la parade réflexe offrait à Sétif le trophée si longtemps convoité par le football algérien ! Pour Sétif, qui doit défendre son titre continental en Ligue des champions, l’année 2015 a commencé sur d’excellentes bases. Le club champion d’Afrique s’apprête maintenant à disputer samedi prochain un autre match au sommet, face au MO Bejaia, coleader du championnat d’Algérie avec l’ESS…
 
@ Ain kermès sport
Les équipes :
ES Setif: Sofiane Khedairia – Amine Megateli, Kheireddine Laaroussi, Farid Mellouli, Akram Djahnit (Eudes Dagoulou, 69), El Hedi Belameiri, Legraa Mohamed,Benjamin Ze Ondo, Toufik Zerara, Ahmed Gasmi (Benyettou, 53), AbdelMalek Ziaya (Lamri, 90). Entr. : Madoui.
Ahly: Sherif Ekramy, Hussein El-Sayed, Saad Samir, Mohamed Naguib, Bassem Aly, Hossam Ghaly (Moemen Zakareya, 60), Hossam Ashour, Abdallah El-Saied, Walid Soliman (Emad Meteab, 75), Mahmoud ‘Trezeguet’, Ahmed Abdel-Zaher (Peter Ebimobowei, 78). Entr. : Garrido.

LIVRES: LA FABULEUSE HISTOIRE DU SPORT ALGÉRIEN

Lvres: la fabuleuse histoire du sport algérien. Retracer sur plus d’un siècle la saga du sport algérien, c’est le pari ambitieux et réussi auquel s’est attelé Fayçal Chehat,  journaliste de formation et ancien coureur universitaire de demi-fond. En faisant paraitre à Alger Les Moissons d’exil (1912-1962), aux éditions Al.bayazin), premier des quatre tomes que comprendra La fabuleuse histoire du sport algérien, le natif de Khemis-Milliana nous offre un panorama complet des personnages ayant marqué la vie sportive algérienne, sous l’occupation française ou après l’indépendance. 
Outre les belles illustrations en noir et blanc et la judicieuse version bi-langue arabe/français, la force de l’ouvrage est de ne pas dissocier la grande histoire de la petite. 
De mêler les destins individuel ou collectif au contexte politique d’une Algérie sous le joug de la France coloniale. De mettre en valeur le mérite phénoménal qu’ont eu les sportifs autochtones d’émerger dans des conditions matériels parfois proche du misérabilisme. 
De montrer l’incroyable détermination mentale de ces athlètes qui, sans la préparation méthodique des Européens ou des Américains, arrivaient quand même à tutoyer les sommets de leurs sports.
Destin individuel, destin collectif

Et parmi ces guerriers sortis de l’ombre, on s’attardera volontiers sur les trajectoires d’un Bouguerra El Ouafi ou d’un Chérif Hamia. Le premier, chétif marathonien à la dégaine chaplinesque, créa l’énorme surprise aux Jeux Olympiques d’Amsterdam de 1928 en s’emparant de la médaille d’or au nez et à la barbe des favoris de l’époque. 
Un exploit qui précéda de plus d’un quart de siècle celui d’un autre géant né sur le sol d’Algérie, Alain Mimoun et sa victoire à Melbourne en 1956. Malheureusement pour l’enfant d’Oued Djellal, cette gloire éphémère cèdera progressivement la place aux mauvais choix de carrière. Pire, celui qu’on surnommait le Biskri, car né dans la région de Biskra, connaitra une fin de vie tragique en mourant poignardé, dans le plus grand dénuement et dans la solitude la plus totale. A l’opposé du coureur de fond, Hamia, boxeur dandy des années 50, connaitra le succès et le star système. Ce début de notoriété en métropole n’est cependant rien en comparaison de ce qui allait l’attendre outre-Atlantique. 
Car c’est aux Etats-Unis que l’Algérois gagnera ses galons de star internationale avant de revenir à Paris et de drainer au bord des rings les Belmondo, Eddie Constantine, Delon et consorts. Mais les histoires heureuses se finissent parfois mal. Car le drame de la coqueluche parisienne aura été d’échouer, devant son public, lors du combat l’opposant au Nigerian Hogan pour le titre de champion du monde des poids plumes. Inconsolable sur l’instant, l’Algérien avouera plus tard que le Front de Libération National (FLN) lui intima l’ordre de perdre pour ne pas donner l’occasion à la France de jouir d’une couronne mondiale. En redonnant une seconde vie à tous ces personnages, Fayçal Chehat réhabilite non seulement la mémoire de ces héros de l’oubli mais il lègue aux futures générations une trace patrimoniale pouvant servir d’archives nationales. Deux coups avec une seule pierre, mais un véritable coup gagnant !
@nassermabrouk

Tissemsilt # Deux parcs d’attractions et de loisirs pour enfants et adultes:


Le chef de l’exécutif de la wilaya Abdelkader Benmessaoud, a procédé dernièrement à la pose des deux premières pierres de deux projets de réalisations des parcs d’attractions et de loisirs.
Le premier parc dénommé «Parc Tilmassin» “situé sur la route de Hamadia qui sera érigé sur une superficie de 20 hectares et comprend un zoo d’un aquaparc, d’un centre sportif, d’un hôtel, d’un centre équestre, d’une salle de fêtes, d’une rivière artificielle, d’une plage artificielle, d’une piscine aquarium et d’un centre commercial dans le cadre d”encourager le mode d’investissement privé.
Cet investissement comprend plusieurs infrastructures attractives, de loisirs et de détente avec des jeux en plein air et aquatiques, selon la présentation faite à l’assistance. Ses initiateurs ont mis en exergue la qualité des équipements répondant aux standards internationaux en matière de technologie et de sécurité. 
Des activités scientifiques de loisirs sont prévues dans cet espace de détente qui offrira, entre autres, des prestations diverses comme la restauration, l’hébergement ainsi que d’autres services. Nécessitant un investissement de près de 450 milliards de centimes, cette opération sera concrétisée en quatre phases dont la première donnera lieu à l’ouverture d’un lac prévue le mois de juillet prochain.
Les trois autres étapes permettront progressivement la réception d’autres espaces du projet. La réception totale du projet est prévue vers la fin de l’année 2021. 
Le second projet d’investissement privé appelé «TIS-LAND», consistant en la création d’un parc d’attractions et de loisirs, a été mis en chantier, où le wali de Tissemsilt, a procédé à la pose de la première pierre. Le projet sera implanté sur un site de 30 ha au barrage de Bougara.
Le promoteur du projet Settah Boualem, a présenté devant l’assistance, la maquette du parc d’attractions constituée d’un parc animalier, cafétéria, restaurant, salle de cérémonie, auditorium et d’eau, cascade avec des jarres, pergolas, rotonde et des tunnels de bougainvillier, aires de jeux enfants et adultes, d’un mini parc d’attraction, un parking pour véhicules, des espaces verts, pépinières de plantes décoratives, de fleurs et d’arbres. Notant que le coût du projet a été estimé à 165 milliards de centimes. 
La durée des travaux de réalisation du parc d’attractions, a été fixée à 3 ans. Le wali a interpellé les promoteurs de ces deux projets d’attractions et de loisirs au sujet du recrutement devant être prioritairement accordé aux gens de la région.
Ces projets ont pour objectif de créer un site attractif multifonctionnel pour la population et de doter la capitale de l’Ouarsenis des infrastructures modernes visant le renforcement de son statut.
Les deux projets en cours de réalisation, prévoient la création d’une centaine d’emplois. Saisissant l’occasion, le chef de l’exécutif a tenu à lancer un appel aux éventuels investisseurs de se rapprocher des services de la wilaya pour la prise en charge de leurs préoccupations et bénéficier de toutes les facilités afférentes à la concrétisation de leurs projets.
La position stratégique des deux parcs d’attractions et de loisirs, un véritable poumon de la ville de Tissemsilt, doit ‘‘retrouver sa véritable vocation en tant qu’espace de loisirs, d’oxygénation et de détente’’, a souligné le chef de l’exécutif. 
En somme, ce sont des villages touristiques, «de standard international».
Mohamed Achraf

1/19/2018

Akarmous ou la figue de Barbarie, atout économique et arme contre la désertification


Après quelques expériences mitigées ayant porté, pendant les années quatre-vingt, sur la plantation du figuier de Barbarie dans la zone steppique de la wilaya de Bouira (dans les daïras de Sour El Ghozlane et Bordj Okhriss), et réalisées par le Haut-commissariat au développement de la steppe (HCDS), une nouvelle expérience est menée dans ce domaine par la conservation des forêts de la wilaya sur le même territoire. 
Le programme -faisant partie des projets de proximité de développement rural de lutte contre la désertification (PPLCD)- est réalisé par l’Entreprise algérienne de génie rural (EAGR) sur une superficie de 30 hectares dans la commune de Hadjra Zerga, au pied de Djebel Benabdallah.

Il y a lieu de souligner que les anciens projets n’avaient pas bénéficié d’un gardiennage suffisant, ce qui a exposé les raquettes fraichement plantées à la destruction par les troupeaux d’ovins, de caprins et de bovins élevés de façon extensive dans la région.
La nouvelle expérience conduite dans cette région du sud de la wilaya de Bouira est espérée par les agriculteurs comme un nouvel apport à l’offre fourragère et aux nombreuses utilisations auxquelles est destinée cette plante, qui pousse naturellement dans les massifs du nord de la wilaya, et que les techniciens et les pouvoirs publics tentent d’étendre à la région steppique.
La plantation du figuier de Barbarie fait partie de la nouvelle stratégie de développement rural et de la diversification économique conçue par les pouvoirs publics. Cette plante, appelée Akarmous en kabyle, et Karmous Nsara ou L’hendi en arabe, est cultivée pour sa valeur alimentaire, en tant que produit du terroir, pour les fonctions assurées par les raquettes de cette plante dans l’alimentation animale et pour les vertus médicinales de son extrait (huile). Cela, outre la lutte contre l’érosion et la désertification, particulièrement dans cette zone écologiquement sensible du territoire de la wilaya de Bouira.
La leçon mexicaine
À l’échelle nationale, les plantations de figuier de Barbarie, appelé aussi opuntia, occupent une superficie de plus de 52 000 hectares. En tous cas, on est loin des potentialités dont dispose notre pays, sachant que cette plante supporte tous les aléas climatiques et édaphiques que connaît l’Algérie: sécheresse, désertification, frugalité du sol,…Dans ce contexte, il est fortement indiqué dans la lutte contre la désertification et dans les programmes de  stabilisation des sols.
Le ministère de l’Agriculteur, lors de plusieurs regroupements et ateliers organisés dans plusieurs régions du pays, a exhorté les acteurs promoteurs de projets ruraux à s’inspirer des expériences de certains pays, dont le Mexique avec lequel un partenariat en ce domaine est engagé.
En effet, au début du mois en cours, une délégation mexicaine, conduite par son ambassadeur à Alger, a effectué une visite au siège de l’Institut nationale de la recherche agronomique, en compagnie de deux experts et du représentant de la FAO en Algérie., et ce, dans le cadre d’un partenariat entre les deux pays dans le domaine du développement et de la valorisation de la culture de la figue de Barbarie (culture du figuier de Barbarie, sa transformation et sa commercialisation, à travers l’organisation et la structuration de la filière)
On sait que, hormis la consommation du fruit par l’homme et des raquettes par le bétail,  l’Algérie n’a pas encore exploré les autres opportunités qu’offre ce fruit.
L’expérience marocaine
On n’a pas, par exemple, développé une industrie d’extraction d’huile de figue de Barbarie, contrairement au Maroc où elle trouve une clientèle à l’étranger, principalement pour ses vertus en parapharmacie. Afin d’extraire un litre d’huile, il faut quelque 8 quintaux de fruits. Ce qui en fait l’huile la plus chère au monde, très recherchée pour sa vertu antivieillissement, plus que ne l’est l’huile d’argan qui bénéficie pourtant d’une grande notoriété.
L’industrie de transformation peut d’ailleurs aller plus loin que l’extraction de l’huile: fabrication de jus de fruit et de confiture, conservation de raquettes de figuier au vinaigre. Les raquettes coupées sont appliquées en cataplasme sur les blessures et les articulations douloureuses. On peut aussi les placer sur les durillons,  de même qu’elles sont utilisées sur les irritations de la peau et les boutons.
Les infusions de fleurs de Barbarie sont aussi utilisées pour réguler le taux de cholestérol ou de glycémie dans le sang, comme on l’utilise également contre l’inflammation du colon. En outre, le vinaigre issu du figuier de Barbarie est réputé comme élément favorisant  la digestion et l’élimination des graisses.

Amar Naït Messaoud