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12/10/2017

Ain kermès : Les ordures encore et toujours a la zone industrielle d'El Hadjara


Les personnes qui empruntent la petite route qui mène vers la zone industrielle d'El Hadjara, actuellement cossider, sont frappées par un décor des plus déplorables, avec un amas d’ordures qui longe le trajet emprunté.


On a évoqué cette situation à maintes reprises dans nos colonnes, mais apparemment rien n’est fait pour arranger les choses et donner à cet endroit son aspect d’autrefois. 

L’endroit s’est transformé au fil du temps en une décharge publique, où des commerçants et autres personnes déversent leurs ordures au vu et au su de tout le monde sans être inquiétés, même s’il existe des bacs à ordures dans les environs. 

Ainsi, on y trouve toutes sortes de déchets, matériaux de construction, produits périmés et ordures ménagères. Cet endroit est fréquenté par des chiens errants, devenus un danger pour les riverains. 

Les arbres et les culture agricole qui se trouvent aux alentours sont fanés à cause du climat qui y règne et des odeurs nauséabondes s’y dégagent, au grand bonheur d’insectes et autres parasites porteurs de maladies. 

Les ordures longent la route de Frenda sur une distance de plus de 200 mètres et les déchets manquent de déborder sur la chaussée. Aucun panneau d’interdiction de déverser les ordures n’existe. 

Cette route est très fréquentée, vu qu’elle mène vers les villes Tiaret et Frenda et la zone industrielle où les étrangers qui se rendent ne garderont pas un bon souvenir de leur passage, compte tenu de ce paysage. 

A ces ordures qui s’accumulent, s’ajoute l’état lamentable dans laquelle se trouve la chaussée. Ainsi, il est urgent que les autorités locales interviennent pour nettoyer les lieux et veiller à que cet endroit reste propre en mettant en place un panneau d’interdiction pour garder la verdure et les arbres qui longent la route de Sidi Slimane dans leur état. 

Les citoyens devront, eux aussi, être plus civiques en jetant leurs ordures dans des endroits qui leur sont dédiés.

12/09/2017

Sidi Ali Boussidi, d’Ain El Hadjar à Parmentier

Sidi Ali Boussidi, plus connue anciennement sous le nom d’Aïn el Hadjar puis Parmentier lors de la colonisation, est une ville de la wilaya de Sidi Bel Abbés , située à 22 kilomètres du chef-lieu de wilaya. Elle a été fondée en 1876 en centre de colonisation.



La plaine de Sidi Ali Boussidi est dominée au nord par l'imposant massif de Tessala d’une altitude de 1 061 mètres, elle est sillonnée par la Mékerra dont le cours prendra le nom de Sig avant de rejoindre la mer. 
Le village était situé dans les contreforts du Tessala, situé à 22 km de Sidi-Bel-Abbès, et fut fondée en 1876. Une année après, Parmentier  fut créé en 1877 sur 2 578 ha auxquels il convient d'ajouter 668 ha d'un agrandissement en 1894 qui portèrent son territoire à 3 246 ha en plaine et coteaux. Le village a été  alimenté par les sources d’Aïn-El-Hadjar. 
En 1900, le village comptait 312 Européens et a  été administré par un adjoint spécial siégeant à la commune-mixte. Aïn-El-Hadjar qui était  rattaché à l'origine à la commune mixte de Mékerra, deviendra commune de plein exercice en 1885 dans le  département  de Sidi-Bel-Abbès sous le nom de Parmentier en hommage à Antoine-Augustin Parmentier  né le 17/08/1767 Montdidier et décédé en 1813  à  Paris .  



Cette personnalité était  pharmacien militaire en chef  en 1795, puis inspecteur général du service de la santé, il se livra à une série d'expériences sur la pomme de terre  et en publia des articles de ses recherches en 1773. Ce centre de colonisation d’Aïn-el-Hadjar est fondé en 1876 sur le territoire de la commune mixte de Bou Khanefis. 
En 1884, son territoire est de 1647 Ha dont 516 Ha provenant du douar de Sidi-Daho (dépendant de la commune mixte d'Ain-Temouchent. Renommé du nom de l'agronome Parmentier, le centre est rattaché à la commune mixte de Mekerra dont le chef-lieu est Sidi-Bel-Abbès. Il est érigé en commune de plein exercice en 1906: la commune est constituée dans l'arrondissement de Sidi Bel Abbès du territoire du centre de colonisation de Parmentier d'une superficie de 3166 Ha, qui donne le nom et le chef-lieu de la commune, et d'une fraction du douar de Sidi-Daho, « occupée par des fermes européennes », de 3319 Ha, soustraite à la commune mixte d'Ain-Temouchent et à l'arrondissement d'Oran. Grâce à la ténacité du savant, la pomme de terre , qui était à l’époque réservée à la nourriture du bétail, est devenue un met apprécié et une ressource en cas de disette. 
Ce n'est qu'à partir du 23 mai 1928, que Parmentier , finit par avoir son  église où se succédèrent les abbés , quant au mausolée de Sidi Ali Boussidi , il a été un lieu de  recueillement pour des citoyens  musulmans qui habitaient  au village .En ce début du XXe siècle, quelques petites maisons et leurs dépendances hangars et écuries étaient groupés de part et d'autre de la route Palissy. 
Au centre, quelques auberges, des commerces, des épiceries avec leurs sacs de légumes secs et leurs tonneaux de sardines salées entourés de chaines d'oignons et de nioras, deux boucheries. En dépit du coût élevé du défoncement et de l'épierrage, le vignoble de Parmentier se développa malgré un climat rude et des gelées printanières. Les cépages à débourrement tardif : Mourvèdre, Morastel, et d'autres comme Carignan, Cinsaut, Alicante Bouschet étaient  fort appréciés 
Au cours des années 1950, Parmentier était un grand  village avec sa coopérative, ses ateliers de réparation du matériel agricole.  Parmentier  était resté caractérisé par une faible pluviométrie, de 350 à 400 mm par an, des vents violents et des siroccos précoces s'abattant sur des sols peu profonds, recouvrant une épaisse calotte calcaire, exception faite de dépôts alluvionnaires de quelques méandres de la Mekerra. 
Ses sources d'Aïn El Hadjar proche du stade et par celle de caroubier d'Aïn  Frass, l’alimentaient en  une eau de très bonne qualité, avec pourtant à certains endroits des résurgences saumâtres. 
Depuis, Parmentier a connu une forte vocation agricole et plus particulièrement de ses vignobles, et fini par reprendre le nom du saint de la ville, celui de Sidi Ali Boussidi, dés l’indépendance.


Réflexion

12/08/2017

Oued Taria, du caravansérail à la maison cantonnière



Oued Taria est une ville de la wilaya de Mascara ,qui a été d’abord un caravansérail pour servir de relais pour les caravanes qui transitaient par le lieu. Elle devient par la suite une maison cantonnière, pour finir en commune en 1872.




En 1860 sur la route de Mascara à Saïda, le génie militaire construit un caravansérail sur la rive droite de l’oued Taria pour servir de relais. 
Cet oued prend sa source à 50 km environ du point où il coupe la route, et coule dans une direction générale de l'Est à l'Ouest. L'eau est peu salubre et son débit moyen est de 1 m3 par seconde mais ne descend jamais en dessous de 0,2 m3. La route franchit la rivière à environ 33 km de Mascara et 40 km de Saïda. 
C'est parce que les convois ont de grandes difficultés à traverser la rivière à gué que le génie, sous les ordres du commandant Bongarçon entreprend de construire un pont à cet emplacement. 


Cet ouvrage est en pierres d'une seule arche ayant 25 mètres d'envergure, et la chaussée se trouvant à 13 mètres au-dessus du niveau de l'eau, fait environ 6 mètres de large, à laquelle viendront se rajouter, beaucoup plus tard, deux trottoirs. Les ponts et chaussées, travaillant en collaboration avec le génie, achètent le 11 avril 1867 d’un individu répondant au nom de Si-El-Azil-Ould-Djelloul, un terrain pour la construction d'une maison cantonnière avec puits. 
La maison cantonnière est le premier édifice du village, et sera toujours connue sous ce nom là. Mais déjà une animation s'établit autour du caravansérail qui abrite l'armée, les services topographiques, les ponts et chaussées et sert de gîte aux convois de passage. 
Certains pour la plupart militaires démobilisés, s'installent comme commerçants, et l'on voit des auberges florissantes sous des toiles de tentes. D'autres, plus aventureux, traitent directement avec les Indigènes, l'achat de terres, et commencent à défricher, à pratiquer l'élevage, ou à acheter et transporter l'alfa. 
La commission des centres, constatant l'animation croissante de ce lieu, se réunit le 13 mars 1872 sous la présidence du général Cerez, commandant la subdivision de Mascara, et décide de soumettre un projet de création d’un hameau routier portant le nom d’Oued-Taria. 
Ce centre se situerait sur le versant Sud de la rivière, le long de la route et aurait une superficie de 500 hectares environ. Ainsi établi, le territoire du village portera à la fois sur la tribu des Béni-Meriani Tahta, celles des Zouas et celles des Ouled Abbab. Le centre urbain comprendrait 24 lots de 15 ares environ chacun. 4 lots seraient réservés pour la construction de l'église, l'école, le presbytère et plus tard la Gendarmerie. L'alimentation en eau potable se ferait par puits à creuser au centre du village, et il serait construit un abreuvoir et un lavoir sous le pont. 


Des plantations comprendraient des rangées d'eucalyptus le long de la route. Après le rapport de la direction d’Oran, le projet est transmis au gouverneur général d'Algérie. Celui-ci par un arrêté du 25 mai 1872, et signé du Vice Amiral de Gueydon, décide officiellement la création du Centre, approuve les actes d'acquisition de terrains au nombre de 45. Avec l'arrivée des Alsaciens-Lorrains, expatriés pour demeurer Français, c'est véritablement le démarrage de la colonisation. Un état de peuplement du 7 juin 1873 fait apparaitre l'installation de 20 familles dont 11 Alsaciens-Lorrains. Ceux-là seront les véritables pionniers du village. Les ponts et chaussées, aidés par le génie militaire et les disciplinaires, entreprennent de construire les édifices publics :les rues empierrées comprenant la rue principale et deux rues transversales ;une chapelle de 70 m2 et attenant à la chapelle la sacristie, l'école, la mairie et le logement de l'instituteur, composés chacun d'une pièce (toute cette construction formera beaucoup plus tard les logements des instituteurs) ;un bassin filtre alimentant un abreuvoir ;un puits au centre du village ;des plantations diverses de platanes, acacias, mûriers, ormes et peupliers représentant 372 arbres. 
Mais déjà la vie s'organise dans le village et un embryon d'administration se met en place. Pierre Desbordes assumera de 1873 à 1880 la fonction d'adjoint spécial. Libéré après 14 ans d'armée, il s'était installé au village comme aubergiste. Le dynamisme de la population, fait que l'Administration dote le village d'un communal qui porte la superficie totale à 812 hectares. Si l'activité principale est la culture, il y a aussi des industriels qui se livrent au commerce de l'alfa.  L’agriculture et le commerce de l’alfa représentent l’essentiel de l’économie, la construction d’un barrage en 1883 et de canaux d’irrigation en 1884 renforcent l’activité agricole avec la constitution de jardins irrigués sur les terres à l’Est du Village. Le moment des grands travaux est alors venu. Afin de constituer en terres irrigables une partie de son territoire au moyen des eaux de l'Oued, il est nécessaire de remonter jusqu'à environ 7 km et d'établir en ce point un barrage. 
Ainsi seront constitués des lots de jardins à l'Est du village en direction de Bénian qui deviendront une véritable oasis de verdure, de légumes et de fruits. A la même époque, l'agrandissement de la commune se fait par le rattachement de 1 050 hectares constitués par Guerd-Joum, Souk, Barrata et Bénian.Pendant ce temps, l'administration locale s'occupe des édifices publics devenus indispensables. Pendant deux ans 1880-1881, l'exiguïté du local servant de Mairie, ainsi que celui de l'école, amène à construire une nouvelle école. Pierre Nouven se bat depuis longtemps pour que le centre devienne « commune de plein exercice  ». Ce sera chose faite en 1903 et le premier scrutin ayant lieu, tout naturellement, Pierre Nouven est élu maire. En 1920, Auguste Salvat est élu maire. 
La commune lui doit la construction de l'hôpital, du Monument aux Morts et l'agrandissement définitif de la ville. Le village n'a cessé de s'agrandir, grâce au travail de ses élus et au dynamisme de ses habitants. Depuis la création, le gros problème a été l'alimentation en eau potable. En effet, la prospérité du village est maintes fois éprouvée par de nombreux cas de maladies attribués à l'usage de l'eau de la rivière imparfaitement filtrée. Le 16 août 1904 sera inauguré enfin le château d'eau. Si en 1922, le territoire de la commune ne comprend que 3 179 hectares, il sera porté à près de 10 000 hectares par le rattachement des terres dites de la côte rouge, des Ouled Cherif, Ouled Moussa, 
Ouled Ali Ben Aïssa, et surtout Ouizert.La plus grande partie de ces terres est ensemencée de céréales (blé tendre, orge et blé dur) produisant parfois d'abondantes récoltes, ou provoquant le désespoir des propriétaires les années de sécheresse.On y cultive aussi avec beaucoup de réussite l'olivier dont les récoltes sont vendues aux Huileries de Perrégaux ou de Relizane. Mais le fleuron de l'agriculture restera certainement la vigne. La qualité et l'abondance des récoltes, obligera les colons à se grouper en coopérative, et à construire une cave en 1932.


Réflexion

Tighennif, du site paléontologique au vignoble



Tighennif est une ville de la wilaya de Mascara , située à 110 kilomètres au sud- est d’Oran et à 20 kilomètres à l’est de Mascara , elle tire son nom d’un mot berbère ‘’ Tighennifine’’qui signifie selon certains historiens’’ les deux sources’’. Son histoire remonte à l’époque romaine où elle était une importante région militaire de l’Afrique du nord pour l’empire.


Par  ailleurs, Palikao a  bénéficie d’une renommée mondiale avec ses sites paléontologiques et, entre autres, surtout avec  la découverte en 1955 d’un atlanthrope (- 500 000 ans) baptisé ‘’ l’homme de Ternifine ‘’.  
Ce dernier mesurait environ 1,60 mètre, il avait  des orbites très saillantes. Il avait sur lui, des outils bifaces, son coup de poing était  remplacé par un casque   en ‘’tête  d’amande’’ à l’arête tranchante fixé au bout d’un manche et servant de hache. Son crâne se trouve actuellement au musée de l’homme à Paris. 
Une autre découverte a été également faite sur les lieux ; l’existence de l’éléphant sur le vieux sol de la région était attestée par les nombreux ossements découverts en cet endroit, d’ailleurs la découverte la plus sensationnelle avait été un fragment d’énorme mâchoire d’éléphant présentant une dent molaire avec sa remplaçante dans son alvéole et décrit sous le nom d’éléphantus atlanticus à cause surtout de la forme particulière des festons d’émail, typique d’une époque et d’un stade d 'évolution. 
Cet animal vivait donc déjà aux époques préhistoriques, il est vraisemblable qu’il a, par la suite, peuplé abondamment toute la contrée. 
Ce site est habité depuis la préhistoire par des hommes venus du Sahara et d’Europe méridionale, ce sont des nomades qui vivaient dans des grottes autour des lacs. Le douar se nommait  Ternif, il était entouré de marécages, de deux petits lacs, de sable, de broussailles. Il se trouve au milieu de la tribu des H’chem-Cheraga, berceau de l'émir Abdelkader  dans la belle et immense plaine d’'Eghriss où il occupait  une bien petite place. Palikao a été créé par décret du 28 janvier 1870 dans le département d'Oran arrondissement de Mostaganem pour 50 feux et sur un territoire de 1253 hectares .Situé sur le versant méridional d’un contrefort du massif de Béni Chougrane, il bénéficie d’une pluviométrie moyenne de 4001 mm mais ses hivers sont rigoureux. Les étés sont chauds et secs (jusqu’à 40° à l’ombre) avec un vent du Sud, le siroco, très fréquent. Le nom de Palikao lui est donné en souvenir d’un village de chine, à 17 kilomètres au Sud de Pékin où Français et Anglais se sont battus contre l’armée Manchoue. 
A cette date, les concessions étaient vendues à prix fixe. Là comme partout où ce système a été appliqué, le développement n'a pas été rapide. En 1874, on agrandit le village de 20 feux et 67 hectares avec obligation de résidence pour les nouveaux attributaires. Le village de Palikao ne compte alors que 13 maisons bâties. Trois ans après, la population de 93 âmes passe à 193.Très bonne terre, bonne situation, eaux abondantes, mais ces eaux qui alimentaient Palikao sourdent de cuvettes situées en amont du village en formant le grand lac et le petit lac. Or, ces deux lacs se sont transformés en générateurs d'effluves pestilentiels, d'où moustiques et fièvres. Il y a eu en 1886 30 décès. 
Les Ponts et Chaussées proposent le curage des lacs et la construction d'un barrage en attendant, les pionniers ont la tâche difficile : il faut arracher les palmiers nains à la main, labourer, ensemencer, planter. Les outils font défaut, les maisons sont plus que rustiques ; les lacs sont toujours infestés de moustiques et la malaria sévit. Les maigres récoltes sont ramassées avec le fusil à la bretelle. Chaque nuit on met en place un tour de garde. 
Les femmes font un travail d'hommes et les gens les plus âgés ne sont pas épargnés. Erigé en commune de plein exercice le 5 mars 1880, fait partie en 1958 du nouveau département de Mostaganem., elle avait une forte vocation viticole  et était renommée grâce à ses vendanges tardives de septembre qui permettaient une bonne vinification.


Réflexion

Tiaret Marie Claire Boyer, LA MARTYRE DE TAGDEMPT oubliée


Le nom de la chahida Marie Claire Boyer, gravé sur une plaque depuis des années dans une rue à la cité Rousseau, au cœur de la ville de Tiaret, ne figure paradoxalement pas dans le nouveau mémorial des chouhada et chahidate tombés sous les balles assassines du colonialisme français. Un mémorial dévoilé le 1er novembre dernier et réalisé sur le site aménagé de la mythique source de Aïn El Djenane et qui semble faire de plus en plus de mécontents.
Et pour cause : il y a soixante ans, les Tiarétis, dont la famille révolutionnaire connaît pourtant bien le drame de cette Française ayant pris fait et cause, elle et ses parents, pour le noble combat du peuple algérien en lutte pour recouvrer son indépendance. Triste sort de cette jeune femme, fauchée tragiquement à l’âge de 37 ans, le 15 octobre 1957, sous les rafales des militaires parce qu’elle a osé tenir tête aux soldats de l’armée française venus provoquer cette famille, celle des Badaroux, dans leur piscine située à l’entrée de la commune de Tagdempt, 7 km à l’ouest de Tiaret. Les épisodes liés à ces Français d’origine ayant épousé la cause algérienne semblent manifestement s’exacerber et à l’air d’un révisionnisme qui ne dit pas son nom.
Le martyre de Marie Claire, fille-unique du couple Louis Boyet et Rachel Esseo qui reposent à côté d’elle au cimetière chrétien de Tiaret, n’est plus à démontrer, tant le combat qu’a mené cette famille qui a rendu d’énormes services à nos vaillants combattants tout près des vestiges de l’ancienne capitale de l’Emir Abdelkader, Tagdempt, sont de notoriété publique. Les témoins de l’époque, entendus sur procès-verbal d’audition le 30 octobre 1957 sur cet homicide volontaire, furent unanimes à reconnaître «le lâche acte des militaires français venus accomplir une sale besogne, en réponse à un acte commis par les moudjahidine contre d’autres colons de la région». Les SNP Mohamed Aoued, un patriote décédé dernièrement, Guerdi Baghdadi, Fatma Khelifa et Guerdi Lakhdar ont tous témoigné de l’ignominie dans un ouvrage édité par notre ami et confrère Amar Belkhodja.
La quiétude dans laquelle baignait le couple Marie Claire Boyet et son époux Yves Badaroux n’inspirait pas confiance, d’où ce crime abject commis de sang-froid par une patrouille de cinq militaires conduite par le sous-lieutenant Dor Michel. «A l’issue d’une discussion animée sur la présence française en Algérie et la réplique du couple, les trois militaires abattent simultanément le couple, alors que Marie Claire était en train de confectionner ses bouquets que M. Guerdi allait livrer comme d’habitude à Tiaret avec du lait cru aux abonnés», dira l’un des témoins de l’époque. Toute honte bue, l’Echo de Tiaret du 19 octobre 1957 imputa le crime à l’ALN. Absent avec son grand-père, Petit Louis, fils unique du couple assassiné résida à Tiaret jusqu’aux années 1980 avant de quitter l’Algérie.
Soixante années après, simples citoyens et maquisards en vie témoignent encore de l’attachement de ce couple à l’Algérie. «Oublier ce combat, c’est les assassiner une seconde fois», dira Abdelkader Boutheldja, ex-chef de kasma FLN, progressiste convaincu et cadre à la retraite. C’est le moins que l’on puisse faire, de surcroît dans une Algérie qui vient de faire des adieux officiels à un autre acteur d’origine européenne, Stevan Labudovic, caméraman des maquis de la Révolution.            
Fawzi Amellal

Ain kermès : Manque flagrant de lieux de distraction et divertissement


Les habitants des communes de la wilaya de Tiaret sont indignés du manque d’infrastructures de loisirs et de distractions à même d’atténuer l’oisiveté quotidienne, surtout que la plupart des communes le cas de la Daira Ain kermès renferment un grand nombre d’enfants de différents âges ainsi que de nombreux jeunes chômeurs.
D’autres habitants ne trouvent pas où aller, à l’intérieur de la wilaya Tiaret , passer leurs temps après les heures de travail ou durant les vacances scolaires. Ainsi ils sont privés de centres de loisirs et de lieux consacrés à la distraction. 
La wilaya a bénéficié de plusieurs projets de développement mais les autorités n’ont pas pris en considération ce domaine. 
Cette situation a contraint de nombreuses familles et même des célibataires à se déplacer vers les autres wilayas comme Saida, Mostaghanem et Tissemcil à la recherche de loisirs. 
Pour les autres qui ne peuvent se permettre ce luxe, ils n’ont pas d’autres alternatives que de rester engouffrés chez eux loin du bruit de la ville.
 Cette dernière est considérée comme un point de rencontre des habitants des communes qui sont dépourvues de locaux commerciaux ainsi que d’infrastructures de loisirs et d’espaces verts malgré l’existence de grandes surfaces à caractère rural. 
Pour ce qui de la Daira Ain kermès, les familles se plaignent de son état qui n’arrive pas à répondre aux besoins des familles et de leurs enfants en raison du surnombre de jeunes qui arrivent des différentes communes de la wilaya Tiaret.
D’après ces derniers, ils préfèrent passer plusieurs heures dans les groute et les cascades  magnifique de Tiaret afin d’oublier leur quotidien et le chômage qui les ronge en attendant que les services concernés se penchent pour la réalisation d’autres infrastructures de loisirs.

Ain Kermes : : Le stade communal d’Aïn kermès dans un piteux état



Les jeunes de la Daira d’Ain kermès, aiment le sport et beaucoup d’entre eux avaient fait le bonheur de WABAK Ain Kermès, d’autres continuent à le faire d’ailleurs.

Comme tous les villages de Tiaretinne, dans cette ville de Ain kermès, le football est enracinée au plus profond de la vie sociale, suite à la création d’une école de football il y a maintenant 20 ans. 
Mais seulement, ces jeunes s’entraînent au stade de la ville de Frenda, suite à l’impraticabilité de leur stade qui est dans un piteux état. 
M. Khatiri Tami, le président de la section football de WABAK Ain Kermès  déclare : « Le club local fait des démarches, depuis des années, auprès de la direction de la jeunesse et des sports de Tiaret pour décrocher un projet d’aménagement de notre stade. Le terrain ressemble à un marécage au moment des pluies, alors il faudrait des caniveaux pour les drainages des eaux pluviales, et ensuite étaler une bonne couche de tuf. 
Comme nous avons une équipe d’Athlétisme, l’aménagement d’une piste de 8 mètres de large est fortement souhaité. 
Comme on est appelé aussi, à jouer des compétitions officielles, nos supporters ont besoin de gradins pour suivre confortablement les rencontres. 
Ce stade a besoin d’être doté de vestiaires et d’une clôture pour la sécurité des joueurs et des délégations. 
Pour la réalisation de ce projet, nous avons déposé un dossier complet auprès de la DJS de Tiaret et, d’après les échos qui nous sont parvenus, nous avons appris qu’il a été accepté et sa notification se fera au début de l’année 2018 ».