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6/24/2017

HABITATa TIARET : UN NOUVEAU QUOTA DE LOGEMENTS DISTRIBUÉ LE 5 JUILLET PROCHAIN


Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Youcef Chorfa a annoncé, samedi à Tiaret, qu’une journée nationale d’attribution de logements tous programmes confondus sera programmée à l’occasion de la fête de l’indépendance, pour la réjouissance des citoyens.

Lors d’une visite de travail et d’inspection dans la wilaya, le ministre a indiqué que de nombreux logements réalisés à travers le pays seront distribués à l’occasion de la fête de l’indépendance, soulignant qu’une journée nationale sera consacrée à cette opération.
Il a annoncé aussi l’achèvement prochain de la réalisation du programme AADL 1 et l’attribution de tous ses logements avant le prochain trimestre  puis le lancement de l’attribution de logements AADL 2 suivant un calendrier, tout  en tenant à rassurer les souscripteurs ayant versé la 1ère et 2ème tranches qu’ils auront leurs logements.
Par ailleurs, Youcef Chorfa a souligné que son département ministériel a confié la mission de réalisation d’infrastructures dont des établissements scolaires et de sièges pour services sécuritaires à l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) insistant sur le lancement des travaux avant la fin de l’année à travers le pays pour permettre aux bénéficiaires d’accéder à un logement confortable et pouvoir créer des cités intégrées.
Il a exhorté les directions de l’habitat et l’OPGI à travers le pays à régler le problème des dettes du secteur de l’habitat en donnant la priorité au versement des créances auprès de Sonelgaz et le restant des partenaires, tout en rassurant les promoteurs que des affectations budgétaires seront versées à partir de la semaine prochaine.
Le ministre a donné des instructions strictes pour l’octroi obligatoire de pré-affectations aux bénéficiaires de logement dés que le taux d’avancement atteint 65 pour cent, sommant les commissions de dairas à accélérer l’étude préliminaire de dossiers et la distribution finale des logements immédiatement après l’achèvement des recours.

Naftal Ain kermes : disponibilité des carburants durant les deux jours de l’Aïd el fitr


La distribution des carburants sera assurée durant les deux jours de Aïd el Fitr sur tout le territoire national, a indiqué mardi la Société nationale de commercialisation et de distribution de produits pétroliers (Naftal) dans un communiqué.
« Naftal informe son aimable clientèle que durant les deux jours de l’Aïd el Fitr et à l’instar des autres jours de l`année, les carburants seront disponibles à travers tout son réseau stations-service à l’échelle nationale 7j/7 et 24h24 » et notamment a Tiaret 

Circoncisions collectives: Le ministère de la Santé met en garde


Le ministère de la Santé publique vient d’adresser aux 48 Directions de la santé de wilaya une instruction pour mettre en garde contre les conséquences des circoncisions collectives qui se font le jour de Leïlat Al Kadr, correspondant au 27e jour du Ramadhan.
Le ministère, sans aller jusqu’à interdire formellement cette pratique, qui accompagne le rituel du Ramadhan, exige que l’opération puisse avoir lieu dans des structures hospitalières, répondant aux normes et effectuée par des chirurgiens. «La circoncision est une intervention chirurgicale, qui n’est pas sans danger sur la santé de l’enfant. 
Elle doit avoir lieu dans un environnement adéquat, qu’il soit public ou privé», a expliqué le Docteur Bekkat Berkani Mohamed, président de l’ordre des médecins. «Même si la circoncision est une intervention bénigne, le risque zéro pour la santé n’existe pas, surtout que nous sommes en plein été où un minimum de conditions doit être requis», a ajouté le Dr Bekkat Berkani en se demandant à juste titre, pourquoi les citoyens attendent le mois de Ramadhan pour circoncire, lorsqu’ils ont la latitude de le faire sur toute l’année. Le ministère de la Santé a raison de mettre en garde contre cette pratique qui a, parfois, viré au drame pour certaines familles dont les enfants, mal, suivis après l’opération, ont vécu de graves infections, provoquant des infirmités irréversibles.

6/23/2017

Filet social (Ain kermès) : Les travailleurs protestent à Tiaret

Des dizaines de personnes, employées depuis plusieurs années, dans le cadre du filet social notamment des agents de sécurité et des femmes de ménage, se sont regroupées ce dimanche devant le siège de la wilaya pour revendiquer leur intégration aux postes qu’ils occupent depuis le début de leurs contrats. 
Les protestataires dont les noms ne figurent pas parmi la liste des travailleurs intégrés et dont le contrat prendra fin le 30 juin du mois en cours se disent lésés dans leurs droits avec le maigre salaire de 5.400 DA après plusieurs années de travail sans relâche, sans même bénéficier du moindre congé et crient au scandale pour pointer du doigt les noms des moins expérimentés portés sur la liste des 92 postes permanents à leur détriment. 

Dans le même contexte, ces derniers accusent les décideurs de les mettre au chômage, sans se soucier du devenir de leurs enfants, ni de leur situation sociale d’autant plus que parmi les protestataires se trouvent des femmes divorcées qui ont a leur charge des enfants qu’elles doivent nourrir et subvenir à leurs besoins avec le seul espoir d’obtenir un poste avec un salaire plus ou moins consistant, pouvant répondre à un minimum de leurs charges.

Art culinaire : Couscous traditionnel, Constantine, Mila et Tiza roulent toujours le grain


Notre enfance a été bercée par les doux crissements des mains de nos mères et grands-mères sur le fond des grandes gassâas, qui donnaient au bout de quelques jours un délicieux couscous pour toute l’année. Qu’il soit à la viande de mouton ou de veau, qu’il soit à l’huile d’olive ou au raisin, qu’il soit au petit lait ou au poulet, ou carrément au poisson, le couscous ne cesse de faire fantasmer nos papilles gustatives.

Une image éculée depuis longtemps, malheureusement, puisque l’industrie est venue pour chasser le traditionnel avec l’apparition du couscous industriel conditionné. Sim, Mama, La Belle, et d’autres marques bien connues maintenant font partie du lexique des amateurs de pâtes roulées, bien que le couscous traditionnel, « le roulé à la main », fait de la résistance et s’inscrit depuis peu sous ce label. Mila, Tizi Ouzou et Constantine sont justement les porte-drapeaux de ce fameux couscous qui dure et perdure malgré la concurrence du conditionné, plus accessible que le traditionnel, où il faut avoir des recommandations pour accéder au « statut » de consommateur du «roulé main».
A Constantine, par exemple, les «sites» de production de couscous traditionnel sont connus. En plus des revendeurs qui commercialisent le couscous essentiellement dans les vieux quartiers, il y a aussi des femmes au foyer qui, de bouche à oreille, se sont fait « une carte de visite » qui leur permet d’écouler toute leur production sans pouvoir satisfaire une demande toujours en hausse. El Hadja est bien connue à El Guemmas, un quartier qui abrite justement un nombre considérable de rouleuses de couscous. « Au début, je roulais le couscous toute seule, mais au fur et à mesure de la demande, je n’arrivais plus à satisfaire mes clients. Ma fille s’y est mise avec moi, puis deux de mes nièces, et ensuite toutes les mains disponibles que je connaissais. 
Mes clients sont généralement des familles où la femme travaille au même titre que son mari, bien qu’il y ait aussi des familles dites traditionnelles, car rouler le couscous ne se fait plus, sauf à des fins commerciales ».
Le même constat peut être effectué à Mila, une autre « capitale » du couscous. Sur place, les rouleuses de couscous se concurrencent très sérieusement, et nous pouvons affirmer sans crainte d’être démenti que la plus grande concentration de fettalate se trouve à l’antique Milev. D’ailleurs le m’haouer de Mila, un couscous roulé à plusieurs reprises qui se déguste après avoir été humecté de sauce blanche et garni de boulettes de viande et de morceaux de poulet, fait foi quand on parle de qualité supérieure. Sa commercialisation dépasse de loin les frontières de la wilaya car aussi bien à Constantine qu’à…
Alger, le m’haouer est omniprésent. Les acheteurs de l’hôtel El Aurassi, il y a quelques années, ne s’y sont pas trompés puisqu’ils s’approvisionnaient à Mila, effectuant des collectes régulièrement auprès des ménages, au même titre que plusieurs autres hôtels de Annaba.
Pour faire face aux « regroupeurs » de couscous sans scrupules qui nivellent les prix par le bas, des fettalate se sont rassemblées en coopérative, que ce soit à Mila ou à Constantine, pour essayer de faire face à la nouvelle donne et s’opposer par des moyens légaux aux pratiques peu orthodoxes des patrons d’hôtel ou revendeurs.
Une PME de… m’zeyet
C’est le cas, il y a quelques années, de l’association Feth de la commune de Sidi Khlifa, wilaya de Mila, où un regroupement de plusieurs rouleuses a été créé. Une union qui a fait de cette association une force, car présente à toutes les foires du couscous. Feth peut se targuer d’être aujourd’hui une PME rentable. 
Et comment ne le serait-elle pas quand elle produit aussi bien du couscous à la semoule classique que le m’zyet, ou le couscous noir, pour reprendre l’appellation usitée, et autres gâteries.
Du côté de la ville des Ponts, on est déjà passé à la vitesse supérieure puisque l’exportation n’est plus un mythe. « Nous avons commencé l’exportation du couscous il y a plusieurs années. Nous avons enregistré une commande ferme de 8 tonnes envoyée par le ministère des Affaires étrangères, suite à une demande de nos ambassades. 
Nous avons, bien entendu, honoré le contrat, et nos représentations à l’étranger ont été si satisfaites du couscous constantinois, qu’une autre commande de douze tonnes pour cette année a été consignée et déjà satisfaite », nous dira fièrement le directeur d’un regroupement de producteurs de couscous fait main.
« Nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin. La publicité faite à notre couscous, dégusté dans nos ambassades, a fait que bon nombre de résidents à l’étranger ont pris langue avec nous pour d’autres opérations d’exportation. Nous serons en mesure de satisfaire ces demandes mais seulement après la création d’un emballage adéquat», ajoutera notre interlocuteur.
Du côté de Tizi Ouzou, le couscous Frikat, du nom de la commune dans laquelle il est produit, s’est frayé un chemin appréciable dans les dédales du «roulé».
«Pour le moment nous nous débrouillons à merveille localement et à travers le centre du pays. Nous produisons plusieurs genres de couscous dont celui à la poudre de riz qui est une nouveauté », nous dira le gérant de l’entreprise, rencontré au détour d’une foire de couscous. « Nous avons aussi créé un contenant de qualité qui peut nous assurer une excellente représentation à l’étranger. 
Mais pour le moment, l’exportation n’est pas dans nos cordes ni dans nos priorités, mais cela ne saurait tarder. »
Ainsi donc, el kousksi n’a pas dit son dernier mot. Les expériences d’exportation ne cessent de se multiplier à travers nos villes et campagnes tentant d’assiéger la forteresse Europe.
Il reste que pour atteindre cet objectif, il faudrait au préalable assurer une bonne communication entre rouleurs, regroupeurs, revendeurs et exportateurs. Car si l’on sait qu’au niveau du centre du pays la demande dépasse de très loin l’offre, à l’Est et surtout à l’échelon de la wilaya de Mila, la production du « roulé » reste très souvent au niveau local créant une mévente chez de pauvres femmes qui n’ont que leurs plats et leurs mains pour survivre. C’est aussi la survie et l’exportation d’un produit qui fait la fierté de l’Algérie qui est en jeu.

L’automédication : une bombe à retardement


S’approvisionner en médicaments, sans consulter un médecin, est jugé anodin par beaucoup d’Algériens.
Ayant attrapé un rhume, se sentant fébrile, voulant prendre du poids ou en perdre, on évite, pour diverses raisons, de se rendre dans un cabinet médical. On fait son propre diagnostic, celui de ses enfants ou parents. On décide de la prise de tel ou tel traitement, à de telles ou telles doses, et même de la durée de la cure. Il ne reste plus qu’à passer dans l’officine de pharmacie la plus proche. Acte qui pourrait se renouveler plusieurs fois par mois.
Une grande responsabilité
“On peut citer trois catégories de malades-consommateurs. D’abord les personnes instruites. Celles-ci donnent le nom du remède dont elles ont besoin. Il peut s’agir d’un antibiotique, d’un anti-inflammatoire, d’un antalgique ou un d’anti-gastrique. Les citoyens analphabètes nomment plutôt le mal dont ils souffrent, tel que la toux, la fièvre, les maux de tête, les rages de dents. D’autres encore attendent du pharmacien qu’il fasse le diagnostic après lui avoir expliqué leur état”, répond M. Laggoune, pharmacienne à notre question relative aux habitués à l’automédication. Par ailleurs, celle-ci admet que la distribution de médicaments, pour des maux considérés banals, est courante dans les officines de pharmacie. Cependant, elle ne cache pas son inquiétude de voir des patients conseiller à leurs proches ou amis des traitements qui leur ont été prescrits et se dit opposée à cette idée. “Parce que la réaction au traitement diffère d’un malade à un autre, d’une part et d’autre part, l’autodiagnostic est souvent erroné. Une fièvre n’est peut-être que le symptôme d’une maladie plus grave”, constate-t-elle.
B. Yacine, un autre pharmacien, déclare : “Je ne trouve pas d’inconvénients à donner un antitussif ou un antalgique, mais je m’abstiens, par exemple, de satisfaire les demandes en corticoïdes ou antihistaminiques recherchés pour leurs effets secondaires, en l’occurrence la prise de poids par des jeunes femmes. À celles-ci j’explique les éventuelles conséquences négatives, sur la santé, de ces produits chimiques. Malheureusement, elles ne sont pas toujours réceptives.” Nous apprenons par ailleurs que des malades chroniques essaient parfois de renouveler leur ordonnance sans l’avis de leur médecin traitant.
À ce propos, Dr Rachid Mehri, chirurgien spécialiste en maladies internes, pour qui l’automédication ne peut être que nocive, affirme : “Il est vrai que le conseil du pharmacien peut être utile, mais il doit être limité à certains produits, étant donné que le petit interrogatoire adressé au patient n’est pas suffisant pour évaluer son état. Il faut prendre en compte aussi qu’au niveau des officines, il y a des vendeurs ou auxiliaires lesquels n’ont pas fait d’études universitaires leur permettant une connaissance de ce genre de produits. Donc ils doivent se limiter à la prescription du médecin.” Et d’ajouter : “Le renouvellement d’une ordonnance ne devrait pas être fait automatiquement, car la prise de certains médicaments doit être limitée dans le temps pour éviter les effets secondaires, à savoir un retentissement sur les organes vitaux du corps humain.”
Effets irréversibles
Dr Mehri attire l’attention sur les répercussions fâcheuses de quelques médicaments à titre d’exemple, puisque la liste est, selon lui, trop longue. Avant de préciser que “l’automédication anarchique peut provoquer des effets néfastes sur les organes vitaux tel le foie. Ce dernier peut être lésé suite à une consommation abusive de paracétamol se vendant comme des bonbons. Ce médicament est susceptible de provoquer des insuffisances hépatiques avec un bilan biologique perturbé. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, de leur côté, risquent surtout de sécher les diabétiques ou autres malades présentant déjà des prédispositions à des lésions rénales lesquelles peuvent être aggravées. Des lésions éventuelles apparaissent suite à une utilisation prolongée, sans avis médical, de produits comme le Flagyl (Métronidazole). Ce remède très prescrit en tant qu’antiseptique ou antibiotique en fonction de l’objectif du médecin peut entraîner des lésions de la moelle osseuse. Sachant que c’est au niveau de cette moelle osseuse que sont produits les différents constituants du sang, essentiellement les plaquettes, les globules blancs et rouges”.
Cependant, le foie, les reins et la moelle osseuse ne sont pas les seuls organes susceptibles d’être affectés. Ce praticien expérimenté met en garde les habitués contre la consommation excessive des molécules chimiques : “l’aspirine ainsi que les anti-inflammatoires non stéroïdiens pris à des doses importantes ou pendant une période prolongée affectent l’estomac. Des ulcères ou des perforations nécessitant des interventions chirurgicales urgentes ont été diagnostiqués”.
Par ailleurs, ce spécialiste précise que “lorsque les corticoïdes avaient été inventés, ils avaient révolutionné le domaine de la santé du fait qu’ils réglaient énormément de problèmes. Mais ils ont également beaucoup de méfaits telle l’aggravation des pathologies chez les hypertendus et diabétiques. L’excès de corticoïdes pris pour leurs effets secondaires cause la maladie de Cushing traduite par une lypodystrophie facio-tronculaire (obésité localisée au niveau de la face, du tronc et du cou). L’effet inverse, c'est-à-dire la maladie d’Addison résulte de la privation brutale du corps de ces produits. En effet le corps ne secrètera pas de cortisol naturel parce que l’arrêt n’était pas progressif. Le manque en cette substance est mortel si le diagnostic n’est pas fait en urgence”. Ce praticien nous raconte le drame d’une jeune femme ayant décidé de prendre quelques kilogrammes avant son mariage. Trois jours après ses noces, elle est morte des suites de la privation aigue de son corps de cette molécule, en l’occurrence, un corticoïde. À la question de savoir si des produits pharmaceutiques avaient été retirés du marché du médicament vu leur nocivité, le Dr Mehri fait savoir que “si on fait appel à des références habituelles, on trouve que certains médicaments ont été effectivement retirés de la commercialisation. Car l’effet d’une molécule n’est démontré qu’après plusieurs années suivant son arrivée dans les pharmacies bien qu’elle soit passée par plusieurs étapes à savoir l’expérimentation puis les essais aux laboratoires jusqu’à la consommation en essais sur les volontaires. Ce n’est qu’après qu’elle soit commercialisée à grande échelle qu’on peut vraiment connaître ses effets”. La mésothérapie, une pratique joignant la médecine occidentale à celle d’Extrême-Orient est désormais pratiquée dans de nombreux pays dans le but de diminuer les méfaits des molécules chimiques. Ce traitement consiste en la diffusion lente et longue de quantités infimes de médicaments à l’endroit où le mal se fait sentir, toujours selon notre interlocuteur.
La sensibilisation
“On ne peut prétendre avoir lancé une campagne proprement dite de sensibilisation aux conséquences de l’automédication mais on a souvent fait appel au consommateur, à travers la presse écrite, les médias audiovisuels et sur les réseaux sociaux, pour l’avertir des dangers des produits pharmaceutiques”, nous confie le Dr Mustapha Zebdi, président de l’Association de protection et orientation du consommateur (APOCE). Avant d’ajouter que “très récemment, nous avons mis en garde contre l’utilisation d’un corticoïde en comprimés, en l’occurrence la dexaméthasone. Nous avons également œuvré, par le passé, à retirer des lieux publics des spots publicitaires louant des compléments alimentaires et vitamines lesquels sont susceptibles de nuire à la santé des citoyens notamment les jeunes”. Le Dr Zebdi juge, par ailleurs, que “le malade s’expose à des dangers immédiats en avalant de façon anarchique des produits chimiques, notamment les antibiotiques se trouvant déjà dans des produits alimentaires tels la viande, le lait et les œufs, ce qui engendre une résistance aux microbes. Les antihistaminiques utilisés pour endormir les enfants sont également très dangereux, les médicaments destinés aux diabétiques pris afin de maigrir ne sont pas anodins non plus. Mais ce qui est aberrant et plus préoccupant encore est d’avoir constaté la vente de médicaments dont la dexaméthasone importée de Chine, chez les vendeurs des plantes médicinales”.
Concernant les causes du phénomène, le président de l’APOCE énumère plusieurs facteurs. Il explique que “la longue attente dans un cabinet médical, ou tout simplement l’habitude font partie des causes de l’automédication. Mais la raison la plus plausible est d’ordre financier. Le patient n’est peut-être pas affilié à une caisse d’assurance-maladie. Et même s’il l’est, le remboursement des frais d’une visite médicale est dérisoire. Ajoutez à cela le fait que beaucoup de médicaments ne sont pas remboursables. La marge entre ce que le malade débourse pour se faire soigner et ce qu’il se fait rembourser est importante alors il préfère certainement économiser les honoraires du médecin s’élevant parfois à 1500 DA. Quant aux analyses médicales et radios, elles sont hors de portée du citoyen à revenu moyen”.
Reportage réalisé par : Laldja Messaoudi

VÊTEMENTS DE L’AÏD Contrefaçon, mauvaise qualité et prix prohibitifs


Un grand nombre de smicards, faute de payer comptant, se rabattent sur les magasins de quartiers.
Chaque Aïd El-Fitr, c’est le même rituel : l’achat de vêtements neufs aux enfants pour la fête est indispensable. Cette année, la crise ambiante n’a pas été tendre avec le budget des ménages grevé par les factures d’eau et d’électricité sans oublier le quotidien et les excès du Ramadhan. 
Pour la plupart des familles, l’achat de vêtements est un sacrifice supplémentaire : “Pour un garçon ou une fille de trois ans, il faut compter entre 5000 et 8000 DA pour des produits de qualité médiocre. La plupart des tenues viennent de Turquie, de Chine et d’Asie”, souligne un commerçant.
À M’dina J’dida, c’est déjà le rush. 
Et il y en a pour toutes les bourses. “Si vous voulez la qualité, il y a les produits UE. 18 000 DA pour la tenue de votre garçon”, insiste un jeune revendeur. Pour les femmes, les crises syrienne et libyenne les obligent à revoir leurs sources d’approvisionnement en robes et chaussures. 
De leur côté, un grand nombre de smicards, faute de payer comptant, se rabattent sur les magasins de quartiers pour bénéficier des facilités de paiement. Mais là, le prix double. “J’ai des clients qui n’ont pas encore réglé les vêtements de l’année dernière. Je dois attendre et, du coup, les prix sont un peu majorés”, confie un commerçant à Oued Tlélat.
Quant aux risques de maladies de la peau à cause des produits chimiques et synthétiques bon marché utilisés dans la fabrication des tissus, l’Association de protection des consommateurs alerte chaque année sur les risques d’allergie cutanée et autres. À Chlef, les prix des vêtements ont connu, du jour au lendemain, une augmentation vertigineuse. 
Pour les quelques citoyens que nous avons rencontrés dans la soirée en train de faire les magasins, accompagnés de leurs enfants, les prix affichés en vitrine sont tous inabordables. “C’est inadmissible ! Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les prix des vêtements ont doublé et parfois triplé en un temps record dans les magasins de la ville. Pourtant, il y a quelques jours, les tarifs étaient abordables”, tempête un père de famille entouré de ses trois enfants. 

D’autres parents expliquent, à titre d’exemple, que le prix du pantalon pour adulte est passé de 1200 DA à 3000 DA, la chemise pour enfants a atteint 2500 DA alors qu’elle était à moins de 1000 DA, le tarif d’un ensemble pour fillettes connaît une hausse inimaginable puisqu’il est entre 7000 et 8000 DA “alors que la semaine dernière, le même vêtement coûtait moins de 2000 DA. C’est aussi le cas pour ce qui est des chaussures dont le prix a augmenté de 100%”. Face à cette situation, et si certains clients n’ont pas le choix, d’autres, plus nombreux, se tournent vers le marché informel alimenté par des vendeurs à la sauvette compte tenu du dispositif sécuritaire mis en place par la police pour lutter contre ce type de commerce. “Même s’ils sont constamment chassés par la police, nous attendons qu’ils reviennent, car les prix qu’ils pratiquent sont abordables en comparaison avec les magasins de la ville. 
En plus, ce sont des vêtements de qualité.”
N. Benabbou/A. Chenaoui