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9/21/2017

La Bataille d’El Djorf, haut fait d’arme dans les Aurès un 22 septembre 1955


La bataille d'El Djorf, le 22 septembre 1955 sur la montagne éponyme distante de 100 km au Sud-ouest de la ville de Tébessa, demeure 62 ans après encore présente dans la mémoire collective nationale au regard de sa grande importance militaire et symbolique.El Djorf figure ainsi parmi les plus grandes batailles dans lesquelles l’Armée de libération nationale (ALN) a fait montre d’une perspicace et performante stratégie militaire, assurent des historiens de l’université "Larbi Tebessi" et des moudjahidine.
Pour le Pr Farid Nasreddine, chef du département histoire et archéologie, ce haut-fait d’arme qui s’est déroulé sur deux semaines entières, intervenait deux jours après l’offensive du Nord-constantinois (20 août 1955) durant la toute première année de la glorieuse Révolution de novembre 1954 et constitue la 3ème plus importante opération militaire dans toute la région 1 historique Aurès Nememcha.
Les chefs de la Révolution avaient surnommé leur tactique durant cette bataille "tactique de l’assaut montagneux" qui consiste à utiliser les grottes et les rochers en attirant l’ennemi vers des sites où il lui sera difficile de tirer avantage de sa suprématie aérienne, ajoute le même universitaire qui note que ces faits sont également attestés par nombre d’officiers français dont Pierre Clostermann dans son ouvrage "Appui-feu sur l’Oued Helaïl".
Cette manœuvre a été accompagnée par une répartition judicieuse des djounoud en petits groupes et une utilisation optimale et rationnée des munitions et des provisions, relève la même universitaire qui indique que la bataille avait coïncidé avec l’arrivée d’une caravane d’approvisionnement en armes et munitions introduite de Tunisie ainsi qu’avec la vaste opération militaire engagée par l’armée d’occupation française, de Oued Larab à Khenchela jusqu’aux piémonts des montagnes Nememcha sur les frontières algéro-tunisiennes, marquée par plusieurs batailles dont Ezzarka et Oum Lekmakem. La majorité des chefs de la Révolution de la région 1 historique dont Chihani Bachir, Abbas Laghrour, Adjel Adjoul, El Ouardi Guetal et Ferhi Saï ont pris part à cette bataille, affirme cet historien qui souligne que la cause directe de la bataille a été les rencontres ayant permis l’obtention de l’appui de la population et tenues à Ras Ettarfa près du mont El Djorf. Le premier engagement militaire a eu lieu le 21 septembre 1955 lorsque le groupe du chahid Mohamed Adjroud s’est opposé à une force de l’ennemi près de la région de Fertota. Le matin du 22 septembre 1955, des renforts militaires français ont été dépêchés vers El Djorf. Charayet Lazhar qui se trouvait à Djebel Labiodh, a informé l’état-major de l’ALN du mouvement des forces françaises 
stationnées à Bir El Ater et Chréa en conseillant le retrait. Le même jour, le Bachagha de Khenchela a également conseillé de se retirer du Djorf dans une lettre à Chihani Bachir qui avait pris le commandement de la région-1 historique après l’arrestation le 12 février 1955 par l’armée française de  son premier chef Mustapha Benboulaïd.
Au total, 300 moudjahidine avaient participé à cette bataille, selon les témoignages de moudjahidine recueillis par l’annexe locale du musée du moudjahid dont Ali Boulaâress, El Ouardi Guetal et Brahim Boughrara.
L’armée française a encerclé le mont El Djorf par 40.000 soldats appuyés par l’artillerie et l’aviation, ajoute Pr Nasreddine qui note qu’au bout de 4 jours de résistance acharnée les djounoud de l’ALN ont fini par briser l’étau. 120 martyrs sont tombés durant les accrochages et l’armée française, défaite, a dirigé ses représailles, comme à son accoutumée, contre la population civile des villages et dechra de la région.

El Djorf, la bataille qui a hâté l’internationalisation de la cause  algérienne 
Hautement chargée d’héroïsme et de défi pour les moudjahidine, cette bataille a contribué aux efforts d’internationalisation de la cause algérienne et a montré au monde que ce qui se passait en Algérie se déroulait sous une direction politique et militaire appuyée par tout un peuple. Sur le plan national, ce franc succès militaire a relevé le moral des moudjahidine de l’ALN et renforcé leur détermination à arracher à l’occupant la souveraineté nationale.
Cette bataille a aussi ouvert la voie à une nouvelle étape dans le combat libérateur et mis à nu la thèse coloniale d’après laquelle l’Algérie ne connaissait que de simples troubles causés par des groupes d’hors la loi. Selon le moudjahid Laïd Bouguetaf, 700 soldats français ont été tués et 350 autres blessés dans cette bataille, dirigée par Chihani Bachir, Ferhi Saï, Adjel Adjoul, Abbas Laghrour et El Ouardi Guetal. La wilaya de Tébessa, en coordination avec l’Organisation nationale des moudjahidine, a arrêté un vaste programme incluant des conférences et des projections de documentaires au musée du moudjahid pour la commémoration vendredi (22 septembre) du 62ème anniversaire de cette bataille épique.

La Banque privée Société Générale Algérie s’installe a Tiaret



Une agence de la banque privée Société Générale Algérie a été inaugurée hier mercredi à Tiaret, en présence de son premier responsable et les autorités de la wilaya. 
Situé au bas de l'immeuble des ex-Galeries algériennes, non loin de la place des Martyrs, dans la partie nord de la ville de Tiaret, le nouveau siège de l'agence Société Générale a été officiellement ouvert au public, auquel il est proposé «des produits et services innovants à destination de clients particuliers, professionnels et entreprises, du secteur privé notamment», selon l'un de ses responsables. «La wilaya de Tiaret, son emplacement géographique stratégique, sa population et ses nombreux atouts économiques, nous intéressent à plus d'un titre, d'où l'ouverture de cette agence», a-t-il ajouté. 

Tiaret : 4.000 nouvelles places pédagogiques à l'Université «Ibn Khaldoun»



6.654 nouveaux bacheliers ont fait leur entrée à l'Université ‘Ibn Khaldoun de Tiaret, lit-on dans un communiqué de la cellule de communication du vice-rectorat chargé des relations extérieures, de la coopération, de l'animation, de la communication et des manifestations scientifiques. 

C'est la faculté des Sciences humaines et sociales qui a enregistré le plus grand nombre d'inscrits avec 1.660 étudiants, suivie de la faculté des Lettres et des Langues avec 1.350, la faculté des Sciences de la nature et de vie (958), la faculté des Sciences commerciales (788), la faculté des Sciences et la Technologie (686), la faculté de Droit et Sciences politiques (668), la faculté des Mathématiques et Informatique (434), les Sciences de la matière (92) et l'Institut national vétérinaire avec 16 inscriptions. 

Un délai jusqu'au 21 septembre a été accordé aux bacheliers retardataires pour effectuer les inscriptions dans les différentes facultés et instituts, relevant de l'Université ‘Ibn Khaldoun' de Tiaret. Avec 4000 nouvelles places pédagogiques, l'Université de Tiaret compte, actuellement, 24.508 étudiants, dont des étrangers issus de plusieurs pays d'Afrique. 


Par El-Houari Dilmi

9/20/2017

Ain kermès : La population renoue avec Waâdat Sidi Sliman



C’est dans l’organisation de la  Waada de Sidi Sliman (Saints Patrons) de Ain kermès , située à 60 km au sud du chef lieu de la wilaya de Tiaret , que cette fête populaire et ancestrale, très vénérés par les fidèles adeptes et les chefs de tribus  locales , demeure depuis fort longtemps, l’une des coutumes les plus ancrées des habitants de cette région du Sud Tiaratienne , ou il est permis de se rendre compte de l’hospitalité de cette région de la wilaya qui a de tout temps été la vertu prédominante, en accueillent chaque année les visiteurs avec un bonheur débordant.

C’est ainsi que cette manifestation traditionnelle d’aspect culturel, a été célébrée, avec « brio » les journées du vendredi et samedi matin, et ce dans un climat très festif et de grande ambiance, en présence d’un nombre important de fils de la région, affluant des quatre coins de la Wilaya de Tiaret et des Wilaya limitrophes qui en fidèle dépositaire de ce rendez-vous ancestral perpétué de génération en génération, sont venus offrir le meilleur de ce qu’il leur est possible de donner, au cours de cet événement, qu’ils continuent à préserver au fil des ans, donnant la pleine mesure de leur générosité. 



Nous rappellerons que cette Waâdate Sidi Sliman, boudée, dans un passé récent, par de nombreuses familles, en raison du ‘’Diktat ‘imposé par les hordes terroristes, a vu sa renaissance, grâce à l’initiative du Wali et l’A.P.C de Ain kermès, et le chef Daira  qui n’a pas ménagé d’effort humains et matériels, à la disposition des fidèles candides, et pour que celle-ci renaisse de ses cendres et retrouve son grand succès. Il va sans dire, que les visiteurs accoutumés à cette manifestation, et ceux en quête de découverte, ne ratent pas la circonstance, pour se retrouver à ce maoussem, pavoisé d’emblèmes nationaux et d’autres banderoles et rehaussé par des groupes de cavaliers venus de plusieurs régions pour l’inévitable fantasia, ainsi que par ces stands et leurs produits . 

Un monde qui aime ce type de circonstance l parce qu’elle a une âme, parce qu’il il y règne un esprit d’humilité, d’hospitalité, de charité ardentes et d’amour du prochain. 
La vue des cavaliers en costume traditionnel, sur leur chevaux richement harnachés, et qui en rang, tirent en l’air en soulevant des nuages de poussière dans un poudroiement diffus, est l’une des meilleures attractions. 


L’esprit de fête se perçoit de chaque coté de l’esplanade destinée à l’évènement, par le son du « guellal ou du Bendir », de la « flute ou de la ghaïta », qui synchronise le rythme des types de danses du Alaoui. 


Des morceaux qui sont entrecoupé par la voix du « Madah ou gouwala » appelant la bénédiction de Dieu et des saints patrons. 
Et comme à l’accoutumée, à la fin de la fête annuelle, l’ensemble des convives ont été priés par les nobles de régions ou les présidents de quartiers, à déguster les plats de couscous, abondamment servis par les familles, qui s’acharnent pour avoir le plus grand nombre d’invités à recevoir à leur table. 
La waada garde ses mystères et le même impact sur la mentalité des Ouled blad de Ain kermès et ces visiteurs. Ainsi chaque automne à la même date, les liens de solidarité se soudent. 
Comme tenus par un serment de retrouvailles, au même endroit à la même période.
Par : Charwat Hamid ..... (Patrimoine populaire de Ain kermès)

S’hab el-baroud à l’origine d’une qacida patriotique



Shab el-Baroud, n'a pas fait uniquement le succès de la chanson rai.
Si la chanson populaire S’hab el-baroud a fait le succès de nombreux raïmen, d’aucuns parmi les passionnés de ce genre musical ignorent qu’elle fut à l’origine une qacida patriotique écrite et déclamée par un jeune poète d’Oran, Hanani Lahouari (1902-1948). 

En 1931, l’administration coloniale vit encore au rythme des festivités marquant le centenaire de l’occupation du pays, mais ses réjouissances seront vite tournées en dérision par le jeune barde algérien Hanani, de son vrai nom Belouahnani. « S’hab el baroud » (les Gens ou les Compagnons de la poudre) fut ainsi déclamée en réponse à la célébration du centenaire de la colonisation française en Algérie et de l’Exposition coloniale qui s’ensuivit en 1931. 
Le barde Hanani demeure pourtant méconnu, alors que son texte a fait le succès de vedettes du raï contemporain qui ont, toutefois, interprété une version modifiée de la qacida, devenue une chanson d’amour incontournable dans les fêtes de mariage. 
La méconnaissance du public de la dimension patriotique des paroles originales de Hanani a néanmoins mobilisé des spécialistes de la chanson oranaise pour animer des conférences et publier des écrits autour de ce sujet. Ainsi en est-il de l’Association de la culture traditionnelle oranaise (ACTO) qui a à son actif l’organisation de plusieurs rencontres. 
Son président, le parolier Mekki Nouna, a souligné que « Hanani a su, par sa plume, fustiger les forces coloniales », décrivant le texte de « S’hab El-Baroud » comme un véritable appel à la révolution. Il a rappelé que l’intérêt de l’homme pour la poésie populaire (chi’r el melhoun) est venu de son admiration pour de grandes figures du genre tels Boualem Bentayeb, Belmsaïb, Mostefa Benbrahim, Ould Belabbès et Si Mohamed Belarbi. D’après le président de l’ACTO, Hanani fut orphelin à l’âge de six ans et élevé par sa tante maternelle dans son quartier natal « El-Hamri ». Il effectua sa scolarité dans une école d’un autre quartier populaire voisin, « Medina Djedida ». 

Une police d'énergie seras installé avant la fin 2017 : contre le phénomène de fraude et de vol d'électricité et du gaz



Une police d'énergie sera mise en place avant décembre 2017 pour lutter contre le phénomène de fraude et de vol d'électricité et du gaz, a annoncé à Alger le ministre de l'Energie, Mustapha Guitouni.  

La  mission de cette police sera assurée par des agents assermentés, a souligné le ministre dans un point de presse tenu à l'issue d'une rencontre avec les directeurs d'énergie des wilayas, en rappelant que cette police existait dans les années 70. "Le consommateur de l'énergie et de gaz doit payer ce qu'il consomme, ce qui n'est pas (toujours) le cas maintenant", a déploré  M. Guitouni qui a fait savoir que les branchements frauduleux représentaient 10% des branchements installés. "Il est temps de mettre de l'ordre", a-t-il insisté en exhortant les directeurs de l'énergie des wilayas à jouer pleinement leur rôle face à ce problème qui prend de l'ampleur. 

Ainsi, les directeurs d'énergie sont appelés à recenser tous les actes frauduleux de vol d'énergie au niveau de leurs wilayas respectives et de les communiquer au ministère de l'Energie qui prendra les mesures adéquates. Interrogé par la presse sur la prochaine réunion de l'Organisation des pays exportateurs du pétrole (Opep), le ministre a affirmé qu'elle se tiendrait le 22 septembre en cours.

Ismain

ENFANTS TRISOMIQUES À TIARET Une association face à des entraves administratives


L’agrément n’a pas été délivré en dépit des correspondances adressées à qui de droit.
Avec des débuts authentifiant la volonté de venir en aide aux enfants trisomiques de la wilaya de Tiaret, l’association de wilaya affiliée à l’Association nationale pour l’insertion scolaire et professionnelle des enfants trisomiques (Anit) se trouve, depuis bien des mois, en face d’une entrave administrative qui ne fait que l’étouffer. 
Créée en février 2015, cette association, qui regroupe 46 enfants trisomiques, a vu son marasme naître le jour où certains membres, dont la vice-présidente, avaient décidé de quitter le bateau. Suite à quoi, la tutelle administrative a exigé des membres restants la convocation d’une assemblée générale afin de remplacer les dissidents qui n’ont jamais exprimé officiellement leur démission et renouveler le dossier de l’agrément. 
Nonobstant que cette “sommation” ait été exécutée dans les règles, en présence d’un huissier de justice, le nouvel agrément n’a jamais été délivré en dépit d’une série de correspondances adressées par la présidente à qui de droit. “La situation que nous vivons actuellement nous met face à un vide juridique tant que l’agrément ne nous a pas encore été délivré pour des raisons incompréhensibles, ce qui limite nos capacités de mener à bien notre tâche et recevoir des aides des bienfaiteurs, car ne pouvant ouvrir un compte bancaire ou postal”, nous dira Mme Saâdi, la présidente, soulignant que plusieurs bienfaiteurs se sont manifestés pour aider financièrement l’association en exigeant légitimement un numéro de compte. “Nous déboursons mensuellement 14 millions de centimes de nos poches pour faire marcher les choses, mais on ne peut faire mieux”, enchaînera-t-elle en citant, à titre indicatif, l’impossibilité de recruter un personnel spécialisé comme des orthophonistes dont l’association ne peut se charger de leurs salaires. 
Dans la foulée, cette dernière se dit frustrée de voir une association parallèle dotée de son agrément en un temps record, alors que son association n’a même pas eu le privilège d’être reçue par les responsables concernés. Notre interlocutrice nous a révélé avoir eu une promesse d’être reçue par le premier responsable de la wilaya, qu’elle a eu à approcher personnellement en janvier dernier, lors d’une rencontre-débat organisée par l’association et portant sur la prise en charge des besoins spécifiques des enfants trisomiques, mais la doléance a fait l’objet, des mois après, d’une lettre morte. 
Par ailleurs, la question qui mérite d’être posée actuellement c’est le motif, ou les dessous dissimulés, du refus de l’administration de délivrer un agrément à une association caritative qui ne porte atteinte ni aux constantes et valeurs nationales, ni à l’ordre public et, encore moins, aux bonnes mœurs et aux dispositions des lois et règlements en vigueur à travers le pays.
R. SALEM