Nombre total de pages vues

10/20/2017

Tissemsilt: Le wali rencontre les investisseurs

Afin de lever les contraintes pou-Afin de lever les contraintes pou- vant exister dans le lancement de leurs projets d’inves-tissement, le wali de Tissemsilt, Abdelkader Benmessaoud , a rencontré dernièrement les investisseurs de la wilaya pour ouvrir avec eux un dialogue confiant et serein et se concerter sur les moyens à mettre en œuvre pour cela. 
En effet, la valorisation des biens existants, le renforcement du foncier et l’accompagnement par des facilités des investissements porteurs de richesses et créateurs d’emplois sont les priorités du wali qui a, dès sa prise de fonction, pris les devants pour accélérer le lancement des projets. Cette rencontre tant attendue avait pour objet de passer en revue les lacunes que rencontrent ces jeunes investisseurs. 
Pourtant, les potentialités et la volonté d’investir dans le secteur privé sont bien présentes. De nouveaux promoteurs issus de toutes les communes de la wilaya expliquent, en exhibant l’approbation de leurs projets établis. De nombreux projets d’investissement privé sont en voie de concrétisation dans la wilaya de Tissemsilt, en plus de demandes de réalisation d’autres, a-t-on appris jeudi du wali. 
Lors d’une rencontre avec les investisseurs, M. Abdelkader Benmessaoud a signalé la réalisation en cours d’une usine de production de pâtes alimentaires d’une capacité de plus de 280.000 tonnes à Ain Sedra (commune de Khémisti), la première du genre dans la wilaya. 
Ce projet devant générer 335 emplois permanents est estimé actuellement à un taux d’avancement appréciable. Parmi d’autres projets en cours, le wali a cité ceux d’une conserverie d’olives et une huilerie au village de Selmana (Laâyoune) et des hotels à Theniet El Had et un hôtel thermal à Sidi Slimane ainsi que deux projets de fabrication de matériel agricole et matériaux de construction générant 200 emplois, une usine de production de produits pharmaceutiques dont l’Alcool chirurgicale et le sérum, une usine de montage d’éclairage public et d’ameublement métallique et une usine de montage de véhicules et de pièces de rechange en cours de réalisation, etc… Ajoutant que deux abattoirs industriels ont été réceptionnés dans la zone d’activités de Sidi Mansour (Khémisti) ainsi qu’à Tissemsilt. 
Le wali a répondu, au cas par cas, à tous les investisseurs présents, et déclara que toute notre volonté est de trouver une solution à tout un chacun afin qu’il lance son projet.” Cependant, le problème des superficies accordées, les arrêtés d’attribution de terrain, tout comme celui des actes de propriété ont été souvent évoqués durant cette rencontre. Cette restriction empêche visiblement les investisseurs d’avancer et d’acquérir de ce fait un permis de construction ou un registre du commerce qui leur permettra d’être opérationnels dans les délais prescrits. Pourtant, nous avons relevé parmi la liste des futurs projets d’investissement du privé, certains très intéressants pour la région.

Le wali donne le coup d’envoi de la formation administrative: Participation de 162 fonctionnaires venant de 08 wilayas



Le centre de formation et de per- fectionnement de recyclage  des personnels des collectivités locales, abrite une formation scindée en deux groupes, à savoir la formation d’une centaine de fonctionnaires comme administrateurs territoriaux représentés par 08 wilayas de l’Ouest (Oran, Tlemcen, SBA, Relizane, Mostaganem, Témouchent, Mascara, et Tiaret).
 Dans cette première formation d’une période de 07 semaines, plusieurs thèmes en relation avec la gestion administrative font partie du groupe et il s’agit de:(Finances locales, Fiscalité, Marchés publics, Contentieux…). 
En ce qui concerne la deuxième formation statuaire des 62 fonctionnaires des personnels communaux, le programme qui s’étalera sur 03 mois dont un mois de pratique, prendra en charge: les Finances locales, la Rédaction administrative et l’Organisation institutionnelle…). 
Selon Mme Berrouag Amel, représentante du ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, cette formation initiée par sa tutelle dans cinq wilayas à savoir Oran, Béchar, Ouargla, Djelfa et Constantine, sera encadrée à Oran par des praticiens des collectivités locales dont des retraités. 
Le wali Mr Mouloud Chérifi, au cours de son allocation, en présence du P/APW, du Directeur dudit centre et des autorités locales, a donné le coup d’envoi de cette formation en insistant sur la RIGUEUR et la DISCIPLINE avant d’ajouter qu’aller servir l’administration, c’est un choix et une conviction. 
Par ailleurs, une enveloppe financière de 91. 325.800 DA a été allouée pour un projet d’extension dudit centre d’une superficie de plus de 03 ha où l’aménagement des classes et de la cuisine est achevé à 100%. Quant à l’aménagement du bloc d’internat et de l’amphithéâtre, il est de plus de 70% des travaux et ce, en attendant le lancement des travaux de l’entrée principale du centre.

Campagne labours-semailles à Djelfa : Une superficie de plus de 63 000 hectares ciblée



Une superficie de 63 150 hectares est destinée à l’emblavement au titre de la présente campagne labours-semailles (2017/2018) dans la wilaya de Djelfa, selon les prévisions de la direction locale des services agricoles (DSA). 
Une superficie de 50.000 ha sera destinée, au titre de cette campagne à l’orge, contre 12.000 ha au blé dur, 150 ha au blé tendre et 1000 ha à l’avoine, selon les informations fournies au wali, Hamana Guenfaf, lors du lancement, lundi, de la campagne labours-semailles dans la région agricole de M’dirissa, dans la commune de Deldoul (70 km au sud de Djelfa). Cette superficie ciblée est en recul comparativement aux campagnes précédentes durant lesquelles elle avait atteint les 90.000 ha, est-il souligné. Selon les responsables en charge du secteur à Djelfa, la réduction de la surface emblavée s’explique par une démarche visant l’amélioration du rendement à l’hectare. 
Un objectif également ciblé à travers, a-t-on jouté, l’extension des superficies irriguées estimées actuellement à 52.000 ha, parallèlement à la sensibilisation des producteurs locaux sur l’importance de l’intensification des actions de labour dans les régions de Silane et Dhayate, réputées pour leurs hauts rendements. 
Le wali a insisté, à l’occasion, sur l’impérative mobilisation des ressources humaines du secteur en vue de la consécration de cet objectif, «car seul le travail paye», a-t-il soutenu. Saisissant cette opportunité, de nombreux agriculteurs présents sur place ont souligné l’impératif, pour eux, de transmettre aux autorités centrales leur préoccupation liée aux factures d’électricité qu’ils souhaitent voir soumises à la taxe fixée pour les régions du sud, à l’image de celles des régions agricoles du nord de Laghouat, ont-il précisé. Parallèlement au coup d’envoi de cette campagne labours-semailles, les autorités locales ont également procédé à la mise en service d’un projet d’électrification agricole au profit de 42 agriculteurs de la région. 
Le coût de raccordement d’une exploitation au réseau d’électricité est de plus de deux (2) millions de dinars, selon le wali , qui a estimé que ce projet est le reflet des efforts consacrés par l’Etat pour accompagner les agriculteurs qui doivent, en contrepartie, relever leur niveau de productivité, a-t-il soutenu. L’opportunité a aussi donné lieu à la présentation d’un exposé sur l’état des lieux du secteur agricole à Djelfa, ainsi que des activités des organismes d’accompagnement de ce secteur vital.

Gestion des zones industrielles : le privé vivement sollicité


L'importance des espaces d'investissement soulevée
La réhabilitation des zones industrielles doit relever aussi  du travail des opérateurs économique. C’est l’appel lancé, ce vendredi, par le ministre de l’industrie et des mines  , Yousef Yousfi ,  lors de son intervention à l’Université du FCE. Animant  le  panel dédié au thème «climat des affaires, code de l’investissement  et champions économique », il  a souligné que le dossier du foncier industriel  constitue une priorité, voire même une préoccupation. «Le secteur privé doit prendre des initiatives et contribuer à la réhabilitation de ces espaces dédiés à la production », a-t-il soutenu.
Selon lui, « à cause de la  situation  financière du pays, l’Etat ne peut assurer à lui seul  plus de  charges ». Selon ses estimations, le projet d’aménagement de nouvelle zones industrielles  a  un cout de 500 milliards de dinars sans compter le montant à dégager pour l’électrification et   l’aménagement des routes  estimé à 200 milliards de DA.
« Si vous mettez la main dans la poche,  nous serons heureux » a-t-il  dit en s’adressant aux  chefs d’entreprises membres du FCE. Leur contribution permettra d’accélérer le processus du système d’aménagement des zones industrielles. En se référant  à des calculs établis par son département, le ministre a  précisé  que  l’aménagement du m2 reviendra à 200 DA.  Yousfi  a évoqué le cas de la Tunisie ou  les  chefs d’entreprises contribuent à hauteur de 50% dans l’aménagement de zones industrielles.  Il leur a même proposé de s’organiser en syndicat.  le ministre a enfin  mis en exergue  le caractère stratégique du  dossier déplorant au passage l‘existence de zones industrielles  « dormantes ».
2000 hectares  non  exploités
Le ministre a par ailleurs révélé que 2000 hectares  ne sont pas utilisés.  Il a rappelé que malgré l’imposition d’une taxe sur  les foncières laissées  à l’abandon,  les propriétaires préfèrent s’en acquitter ou il s’avère long et complexe de les dessaisir. Il s’est indigné de  l’état  « pitoyable  de   certaines zones ».   Le ministre a  encore une fois  plaidé pour l’établissement d’une carte économique nationale. « Il ne s’agit pas de vous  espionner ni de savoir votre bénéfice.  Nous voulons  seulement avoir, d’ici  la fin de l’année,  une vision sur la production nationale et sur le potentiel existant », a-t-il dit. La diversification économique   passant  par le développement du numérique, Youssfi  a annoncé  l’organisation d’une réunion spéciale consacrée à cette thématique.
Cap sur le développement  de la pétrochimie
Le ministre s’est dit optimiste quant à l’avenir estimant  que la crise actuelle « est  complètement différente de celle de 1986 ». «  Elle peut même  constituer le catalyseur   pour  la machine  de développement économique », a-t-il renchéri. Tout en insistant sur le développement de la pétrochimie,  Yousfi a assuré  que , d’ici  3 ans ,  l’Algérie sera excédentaire en matière de  ciment. Le gouvernement, a-t-il enchainé, va se mobiliser également pour le développement de la transformation du phosphate. « Nous avons plus de 2 milliards de tonnes de gisement qui dort  et nous produisons 10 fois moins que  potentiel » a t-il fait savoir. Pour régler le problème de disponibilité d’eau (pas de barrage dans la région de Tébessa), il a révélé  qu’une décision a été prise  pour l’exploitation de nappe  dans le sud de la wilaya. « Notre objectif est de devenir un  leader  dans la fabrication des engrais », a-t-il clamé.  
Wassila Ould Hamouda 

10/18/2017

Parc culturel de l’Atlas saharien à Laghouat : Atelier sur l’évaluation du profil environnemental


Les travaux d’un atelier de restitution des résultats de l’étude sur « Evaluations du profil environnemental du parc culturel de l’Atlas saharien » ont débuté, dimanche à Laghouat, au titre du projet : « Conservation de la biodiversité d’intérêt mondial et utilisation durable des services éco-systémiques dans les parcs culturels en Algérie ».
Organisé avec le concours de l’Office national du parc culturel de l’Atlas saharien, l’atelier vise à faire connaitre les résultats de l’étude précitée, fruit d’un travail d’experts, mené en équipe pluridisciplinaire dans les domaines de l’écologie, de la botanique, de la faune, de la socio-économie, et du système d’information géographique (SIG), a affirmé le directeur national du projet, Amokrane Salah. L’atelier permettra ainsi aux partenaires et acteurs intervenants sur le territoire du parc culturel de l’Atlas saharien, d’avoir des données récentes et fiables sur le profil environnemental du parc en question, et ainsi d’harmoniser leurs programmes et interventions, a-t-il ajouté. L’étude portant profil environnemental du parc de l’Atlas saharien s’articule autour d’un premier diagnostic des ressources en biodiversité, des services éco-systémiques et des différents enjeux environnementaux pesant sur ses écosystèmes. 
Son objectif est d’identifier les lignes directrices pour l’élaboration d’un plan d’action pour la conservation du patrimoine éco-culturel, sur des sites prioritaires identifiés, soulignent les organisateurs. M. Amokrane Salah a fait savoir, dans ce contexte, qu’un plan d’action pour la protection de la biodiversité sera mis en place dans le courant de 2018 dans trois parcs culturels, à savoir ceux de Tindouf, du Tidikelt Gourara-Touat (Adrar), et de l’Atlas saharien. 
Les travaux de l’atelier se poursuivent avec la présentation de plusieurs communications en rapport avec l’étude précitée et portant sur la présentation de la démarche et les aspects écologies de l’étude, la présentation des expertises floristique et faunistique, ainsi que la présentation des expertises sur l’aspect socio-économiques et sur les systèmes d’information géographique. Ils se poursuivront en groupes devant l’un plancher sur les lignes directrices du Plan d’action pour la conservation du patrimoine éco-culturel (PAPE) du parc de l’Atlas saharien, et l’autre sur les lignes directrices pour la mise en place d’un système de gestion participatif des sites prioritaires du parc culturel de l’Atlas saharien. L’Atelier, qu’abrite durant deux jours la maison de la culture « Tekhi Abdallah Benkeriou » à Laghouat, s’inscrit dans le cadre des activités du projet des parcs culturels algériens, un projet de partenariat entre le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Il est coordonné par le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, mis en oeuvre par le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et exécuté par le ministère de la Culture, rappellent les organisateurs.

10/02/2017

L’histoire du costume algérien




Plus éphémères et plus fragiles que beaucoup d’autres objets historiques, les costumes aujourd’hui observables dans les musées sont rarement antérieurs au XVIIe siècle.
Dans le cas d’Alger, une autre entrave, directement liée aux événements du XIXe siècle intervient : suite à la conquête de la ville par les troupes françaises en 1830, la grande majorité de la classe dominante a pris le chemin de l’exil; le départ d’environ un tiers de la population, dont l’ensemble de l’élite algéroise, a malheureusement impliqué celui de milliers de malles contenant des costumes qui auraient apporter un témoignage précieux.
Ainsi, seules les pièces de qualité moyennes restent en possession des musées et des collectionneurs; et le plus souvent, ce sont celles qui furent réalisées dans des étoffes consistantes sont parvenues à résister à l’épreuve du temps : vestes de velours ou de brocart, coiffes, châles brodés… les vêtements les plus fins et les plus légers portés à même la peau, comme les chemises ou les serouels, sont plus rares.
L’iconographie
Cette source d’information réside dans la présentation du costume sur les statues ou les mosaïques de la période antique et sur les gravures et peintures des artistes ou voyageurs européens du XVIe au XIXe siècle. 
Sur les objets antiques, la façon de styliser un vêtement, un drapé ou un pli peut susciter des confusions et des erreurs d’interprétation. Il est également difficile de déterminer si le costume représenté correspond à ce que les femmes portent réellement dans leur vie quotidienne, ou s’il s’agit de modèles répondant à des conventions artistiques ou religieuses.
De plus, il n’est pas toujours évident de s’assurer du degré de généralisation du costume en question (costume de la minorité régnante, ou d’une plus large proportion citadine). Le moyen-âge présente quant à lui un obstacle d’une autre nature : quasiment aucune image de costume n’est parvenue de ces nombreux siècles ou les dynasties berbères règnent sur le Maghreb (environ du IXe au XVIe).

Cette absence iconographique serait due à l’association des principes berbères fondés sur l’abstraction et la géométrisation et des recommandations musulmanes à la non-figuration de l’être humain. 
Dès le XVIe siècle, quelques illustrations de costumes sont relevés par des voyageurs européens tels que Cesare Vecellio ou Nicolas De Nicolay, mais c’est surtout suite à la prise d’Alger en 1830, que les peintres vont multiplier les œuvres reproduisant le costume local. Là encore, une difficulté majeur est à prendre ne compte : l’intervention de la subjectivité et de l’imaginaire des artistes.
Dans la tendance orientaliste de l’époque, les œuvres qui ne font pas preuve d’une inventivité excessives sont rares. Les images de harems, de bains publics, plongés dans une atmosphère de « luxe, calme, et volupté » sont monnaie courante dans les tableaux du XIXe siècle; les fantasmes des peintres et public visé s’y trouvent souvent répertoriés de façon caricaturale. 
Plusieurs décennies plus tard, les compositions de la majorité des photographes continuent à entretenir à leur façon des images de « harems orientaux », notamment sur les cartes postales des années trente du XXe siècle. 
Un grand discernement est par conséquent requis, pour l’utilisation de ces documents iconographiques.
Les écrits
La troisième source de connaissance du costume est fournie par les écrits de certains auteurs d’expression grecque et latine de l’antiquité, de géographes et de voyageurs proche-orientaux andalous ou maghrébins d’expression arabe du Moyen-âge, de diplomates, de voyageurs et de missionnaires religieux européens dès le XVIe siècle, d’artistes et d’écrivains romantiques et orientalistes du XIXe siècle, et enfin de chercheurs ou de simples auteurs au service de l’administration coloniale, notamment à l’occasion du centenaire de la présence française en Algérie (1930).
La plus ancienne source d’information relative au costume spécifiquement algérois provient d’un texte espagnol écrit à la fin du XVIe siècle par l’abbé Haëdo, qui aurait récolté des récits de captifs, dans être lui-même allé à Alger (selon certains)… 
Malgré le regard subjectif porté par l’abbé, ou celui d’autres auteurs plus contemporains (Laugier de Tassy, De venture de Paradis…), les documents et récits rapportés demeurent une précieuse source d’information. Il convient néanmoins de préciser que ces écrits sont élaborés par les personnes généralement peu au fait de la culture algéroise, mais en plus, il s’agit de récits exclusivement masculins, ce qui entraîne une vision particulière et souvent limitative du costume féminin.
Entre le XIXe et le XXe , et notamment avec l’ouvrage de G. Marçais, la contrainte à surmonter reste le manque objectivité et de rigueur dicté par l’idéologie coloniale et par le message réducteur qu’elle véhiculait. Les recherches plus récentes se limitent quant à elles à la période ottomane de la ville.
Babzman.com

9/25/2017

Tiaret: Polémique autour d'un espace vert à Sougueur



La polémique enfle démesurément à Sougueur, deuxième plus important centre urbain de la wilaya de Tiaret, autour d'un espace vert, doté d'une aire de jeux pour enfants. En effet, l'affaire a éclaté, il y a plus de vingt ans, quand la commune a attribué, sans respecter le permis de lotir et le plan directeur d'aménagement et d'urbanisme (PDAU), un lot de terrain à neuf bénéficiaires, un terrain initialement destiné à accueillir un espace vert, doté d'une aire de jeux. 

Le 29 novembre 2010, l'ancien wali de la wilaya annule purement et simplement l'attribution du lot de terrain et ordonne au chef de daïra et l'APC de Sougueur de respecter la vocation initiale du lot de terrain. L'ancien wali ordonne également la saisine de la justice pour annuler l'acte de propriété attribué au promoteur. Mais depuis cette date, rien n'a été fait, dénoncent plusieurs associations et citoyens de la ville de Sougueur. 

«Le plan initial contenu dans le PDAU et le Plan d'occupation des sols a même disparu des archives de l'APC, comme cela nous été confirmé par l'agence foncière», dénonce l'association de quartier «Emir Abdelkader», dans de nombreuses lettres adressées aux autorités de la wilaya. 

«Même si la délibération d'attribution n°25 datée du 15-01-1991 a été annulée par une autre délibération de l'APC, n°4693 du 14-09-1991, sur le terrain de la réalité, rien n'a été fait depuis plus de quinze années», rappelle l'association dans un dernier courrier adressé au wali. 

«Après enquête des services de la wilaya et saisine du tribunal de Sougueur, toutes les parties concernées (agence foncière de Tiaret, direction de l'urbanisme, direction de la conservation foncière et direction de la réglementation) ont été plusieurs fois instruites pour récupérer l'espace vert, mais rien n'a été fait jusqu'à ce jour», dénonce le président de l'association, M. Hasnaoui Nacer. 

«Nous comptons bien saisir le ministre de la Justice et le ministre de l'Intérieur, surtout que ce dossier risque d'être carrément enterré avec la prochaine assemblée communale», alerte-t-il.